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Produits contenant du placenta humain: Santé Canada tire la sonnette d’alarme

Des morceaux de placenta sont déshydratés le 9 février 2015 à Washington D.C. Le placenta est déshydraté et ensuite moulu en poudre, qui est ensuite mise dans une pilule pour être consommée par la nouvelle mère, dans l’espoir d’augmenter sa production de lait ou sa dépression post-partum.
Photo AFP Des morceaux de placenta sont déshydratés le 9 février 2015 à Washington D.C. Le placenta est déshydraté et ensuite moulu en poudre, qui est ensuite mise dans une pilule pour être consommée par la nouvelle mère, dans l’espoir d’augmenter sa production de lait ou sa dépression post-partum.

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Santé Canada met en garde le public contre la consommation de produits contenant du placenta humain, une pratique qui peut présenter de graves risques pour la santé. 

Le ministère fédéral a rappelé mardi que le placenta humain est un «matériel biologique» et qu’à ce titre, il pourrait contenir des agents infectieux comme des bactéries ou encore des virus du genre hépatite ou VIH. 

Certaines mères consomment le placenta (traitement à la vapeur, cuisson, déshydratation et encapsulation) pour prévenir la dépression postpartum ou accroître la production de lait maternel. Santé Canada est toutefois d’avis qu’il n'y a actuellement pas «de données scientifiques probantes à l'appui de bienfaits pour la santé découlant de la consommation de placenta humain». 

Par ailleurs, considérant les produits contenant du placenta comme des médicaments, Santé Canada rappelle qu’ils sont donc assujettis aux exigences de la Loi sur les aliments et drogues ainsi que Règlement sur les aliments et drogues et qu’à ce titre, ils doivent être homologués avant de pouvoir être vendus au Canada. 

«Pour ce faire, Santé Canada doit au préalable obtenir des données à l'appui de son innocuité et de son efficacité en vue de les soumettre à un examen. Santé Canada n'a, à ce jour, homologué aucun produit de santé contenant du placenta humain destiné à la consommation au Canada», peut-on lire dans un communiqué. 

Au Québec, le ministère de la Santé déconseille également fortement l’ingestion du placenta. Depuis juillet 2017, il doit être obligatoirement remis aux parents qui en font la demande, selon une directive du ministère.