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Bien au chaud avec David Portelance

Bien au chaud avec David Portelance
Photo MARIO BEAUREGARD

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 David Portelance a transformé le Théâtre Plaza en un doux refuge dans le cadre de sa rentrée montréalaise, mercredi soir. 

 Alors que les spectateurs discutaient encore autour d’un verre de vin, les musiciens accompagnant David Portelance se sont lentement installés dans un décor rappelant celui d’un chalet perdu dans une étendue blanche. 

 La grande figure sombre de David Portelance a ensuite semblé émerger de nulle part, enveloppée par le son du vent fouettant des branchages et les premières notes de ses musiciens. 

 «Tout ça, c’est l’histoire d’un refuge, des abris qu’on peut trouver pour traverser nos hivers, a lancé l’artiste après avoir livré L’amour est un piège à ours. Suivez-nous sur nos chemins tortueux, mais qui finissent par trouver la lumière. Bienvenue chez nous!» 

 Le public a troqué les chaudes couvertures d’une cabine reculée pour les arrangements musicaux tout aussi enveloppants de David Portelance et sa bande. Celui qui a œuvré dans l’ombre comme parolier et compositeur, notamment pour Fred Pellerin avec la très belle Au commencement du monde, revêt désormais sans complexe ses habits d’auteur-compositeur-interprète. 

 Roots moderne 

 Le musicien a livré en majorité le matériel plus abouti et homogène de son deuxième opus, qui marie sans effort des vers inspirés de la grande chanson française à des sonorités extirpées du sud des États-Unis. 

 Baignant dans le roots et le bluegrass, les premières pièces tirées de ce plus récent effort, À l’abri du vent, ont invité à explorer la mélancolie de celui qui les a couchées sur papier. On pense tout particulièrement à une courte complainte au titre évocateur, Que tu reviennes, qu’il a livré seul avec sa guitare. 

 L’auteur-compositeur-interprète possède toutefois plus d’une atmosphère dans son sac, et l’énergie est montée d’un cran avec La roue tourne, un morceau de son premier opus, Tenir la route, paru en 2014. Irène et Café noir ont suffi pour enthousiasmer la foule et montrer le côté plus fougueux du musicien folk, à la fin de la première partie du concert. Soulignons au passage l’incroyable solo auquel s’est ensuite livré son harmoniciste, qui a eu droit à sa propre ovation. 

 Entre le froid mordant du Québec hivernal et les routes poussiéreuses de l’Ouest du continent, David Portelance a convié son audience à un voyage «feel-good» auquel personne n’a semblé vouloir résister.