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Francophonie: front commun à Ottawa

Justin Trudeau
Photo AFP Justin Trudeau

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OTTAWA | Montrant un front uni, les chefs de partis fédéraux aux Communes se sont rencontrés mercredi pour discuter de francophonie canadienne, lors d'une réunion hautement symbolique.

«Nous sommes tous, en tant que chefs, préoccupés par la défense des minorités de langues officielles à travers le pays. [La rencontre] est une opportunité de démontrer la solidarité du parlement du Canada dans la défense de nos langues officielles», a lancé le premier ministre Justin Trudeau au début de la réunion qui s'est tenue dans son bureau au parlement.

Événement rarement vu, le premier ministre y recevait le chef conservateur Andrew Scheer, celui néo-démocrate Jagmeet Singh, le chef intérimaire du Bloc Mario Beaulieu et la leader des Verts, Elizabeth May. Dans la foulée de la crise linguistique en Ontario, ils ont discuté de l'importance de protéger les langues officielles en milieu minoritaire, et particulièrement le rôle du fédéral dans cette situation.

Si aucune solution concrète n'a émergé à l'issue de la rencontre, l'image d'un front fédéral uni maintient la pression sur Queen's park. Les compressions du gouvernement conservateur de Doug Ford dans les services en français en Ontario déchaînent les passions depuis deux semaines.

La rencontre s'est tenue après que le chef conservateur en a fait la demande plus tôt cette semaine.

«C'est clair que c'est un enjeu très important qu'on doit adresser d'une manière non partisane, pour trouver des solutions de manière très constructive. Il y a des tentations d'utiliser quelques enjeux de manière partisane, mais c'est clair que pour quelques enjeux comme l'enjeu des langues officielles, c'est très important pour trouver une solution ensemble», a fait valoir M. Scheer.

M. Singh a pour sa part réclamé des mesures concrètes, alors que M. Beaulieu a dit qu'il «est inacceptable qu'il n'y ait pas encore d'université francophone en Ontario, en début de rencontre. Le reste de la réunion s'est tenue derrière des portes closes.

Le front uni des chefs en fin de journée n'a pas empêché M. Trudeau, quelques minutes avant que la réunion ne se tienne, d'attaquer M. Scheer sur la question de la protection du français lors de la période de questions en Chambre.

«Je tiens à souligner que cela fait 14 jours que le gouvernement conservateur de l'Ontario a sabré dans les services aux francophones. Cela fait 14 jours que le chef de l'opposition ne me pose pas de question sur cet enjeu important. Nous trouvons que c'est extrêmement important d'en parler et de se mettre debout pour protéger les francophones.»

 

- Avec TVA Nouvelles