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Les Québécois ne sont pas colonisés

Les Québécois ne sont pas colonisés

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Vous savez, moi, je suis né Québécois. Mes parents avaient de l’argent même si à l’origine, ils étaient super pauvres.

En plus, j’ai un diplôme d’une université qui est reconnue à travers le monde et qui est financée juste avec nos impôts. Je suis parfaitement bilingue et je n’ai fréquenté que le système scolaire francophone. Des comme moi, il y en a plein.

Conclusion: notre société québécoise mène les gens vers la réussite.

Ce qui a tout changé

En 1960, seulement 1 Québécois sur 10 avait terminé son secondaire 5. À l’époque, la majorité était pauvre, illettrée et contrôlée par les Anglais au travail et par l’Église pour le reste. Soixante ans plus tard, regardez-nous! Des baby-boomers québécois pleins aux as et propriétaires de leur maison, il y en a plein. Des jeunes ingénieurs de la polytechnique qui s’achètent des maisons à 30 ans aussi. C’est juste pour dire que la Révolution tranquille a fait des petits. Les Québécois ne sont plus pauvres.

Lorsque nous avons repris les clés

Dès 1960, notre ascension vers la propriété a démarré. À partir de là, tout ce que le Québec a possédé, c’est lui qui se l’est payé: les hôpitaux, les écoles, les routes, name it. On voudrait faire les ponts pis tout le reste, on aurait juste à le faire. La raison pourquoi on voit les choses autrement est que nous en avons décidé ainsi. Tous les leviers de notre société, actuellement, c’est nous qui décidons de les pousser ou non. Avant, ce n’était pas le cas. François Legault aurait juste à passer une loi spéciale pis bam, c’est notre affaire. Même chose avec le pays. Le Canada n’a rien à dire. En fait, c’est quoi le Canada vis-à-vis du Québec?

Le Canada, c’est juste un service qu’on se paie

Il faut se le dire. Le Canada, après tout, c’est d’abord une instance qui gère notre argent à notre place parce que les Québécois ne se sentent pas à l’aise de le faire eux-mêmes. C’est plate, mais c’est vraiment juste ça. On ne leur doit rien. Le Canada ne ferait pas moins de commerce avec nous parce qu’on serait un pays. Regardez avec les Américains, c’est leur plus gros partenaire. Par ailleurs, je vous garantis qu’en ce moment, le Canada fait la piasse avec nous. Nos frontières et nos voies maritimes, c’est payant.

Le Québec n’est pas colonisé

La naissance de la société québécoise s’est faite en se libérant de ces liens qui nous rapetissaient. Le né pour un petit pain du boulanger anglophone et l’anti-scolarisation des institutions religieuses, on s’en est défait. On n’est pas colonisé. Ça veut dire que des comptes, on n’a à en rendre à personne. Il y aura toujours du monde qui va nous dire qu’on n’est pas capables ou qu’on est méchants. Mais on ne leur doit rien. On est libre, on est chez nous pis on est riche. En plus, c’est nous qui avons les clés.

Paix.

Écoutez, comme si vous y étiez, les conversations téléphoniques entre Thomas Louys et son mentor Réjean Tremblay alors qu’ils discutent de cette chronique finale.

 

 

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