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Place à Soccer Québec

La fédération change d’image et affirme son identité promotionnelle du sport

Mathieu Chamberland
Photo courtoisie Le directeur général de Soccer Québec, Mathieu Chamberland.

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La Fédération de soccer du Québec a décidé de changer d’identité et devient tout simplement Soccer Québec.

Ce n’est pas une vilaine décision puisqu’ils étaient déjà nombreux à l’appeler ainsi. On a également profité de ce changement de nom pour épurer le logo sur lequel on voit désormais un gros ballon de soccer avec Soccer Québec inscrit à côté.

Identité

« Ce qu’on voulait, c’est clairement faire ressortir notre identité et ce qu’on est au niveau de la culture soccer », explique le directeur général Mathieu Chamberland, qui célébrera sa première année en poste le mois prochain.

« Quand on regardait notre ancien logo de loin, on se demandait ce qu’étaient les mots, alors que maintenant, ce sont deux mots écrits en gros avec le ballon et la fleur de lys, c’est très clair. »

Il y avait un côté un peu trop guindé dans l’emploi du terme « fédération », qui donnait l’impression que c’était d’abord un organisme normatif.

« Fédération, ça faisait très institutionnel. On voulait que les gens s’attachent à notre logo et que l’aspect promotion du soccer ressorte, plutôt que le côté régie », explique Mathieu Chamberland.

Finalement, c’était pratiquement un problème d’identité que vivait l’organisme qui est installé à Laval.

« On a fait un processus de consultation par rapport à ce qu’on était et ce qu’on dégageait auprès de nos membres.

« Notre identité n’était pas toujours claire, de même que notre mission. »

« Vieille » fédération

On l’oublie peut-être, mais ça fait plus d’un siècle que l’organisme existe et englobe la pratique du ballon rond au Québec.

« On a lancé notre planification stratégique pour 2019 à 2021 et on veut vraiment mettre l’accent sur le fait qu’en 2021, ça va faire 110 ans que la fédération existe.

« On veut vraiment mettre l’accent sur la promotion du soccer québécois. »

Cette planification s’accompagne d’un programme pour encadrer le développement des jeunes joueurs.

« On veut aussi faire de l’accompagnement de club, et dans les premiers mois de 2019, on va présenter une politique de base sur les programmes pour les jeunes. »

Gros volume

Ce qu’on oublie aussi, c’est que la fédération regroupe 177 000 joueurs, ce qui en fait, et de loin, la fédération sportive la plus imposante au Québec.

On a beau dire qu’on vit dans une province de hockey, mais c’est d’abord le ballon rond qui attire le plus de joueurs.

« Même si on est derrière le hockey dans les médias, la culture est là », précise Mathieu Chamberland.

Celui-ci estime d’ailleurs que l’avenir est prometteur pour le soccer québécois avec beaucoup de jeunes qui poussent, comme Ballou Tabla, Mathieu Choinière, Clément Bayiha, Daniel Kinumbe ou même Samuel Piette, qui n’est pas beaucoup plus vieux.

« Il y a toute une génération qui est née avec un ballon au pied. »

Une place pour la PLC

Il y aura du nouveau dans le paysage du soccer canadien le printemps prochain avec la saison inaugurale de la Première ligue canadienne de soccer (PLC).

Pour le moment, aucune des sept équipes n’a pignon sur rue au Québec. On a installé les formations d’un océan à l’autre avec des clubs à Langford (C.-B.), Edmonton, Calgary, Winnipeg, Hamilton, York (nord de Toronto) et Halifax.

Dans le passé, les noms de Sherbrooke et Québec ont été évoqués, mais rien de concret n’a émergé.

« Le choix logique serait à Québec parce qu’il y a l’Impact dans la région de Montréal », estime Mathieu Chamberland.

« J’ai l’impression qu’ils [la PLC] en sont conscients et je pense que ça va se faire avec les villes et les communautés. »

Peu de contacts

Évidemment, Soccer Québec n’a pas pour rôle d’acquérir une équipe, mais elle pourrait faire office de facilitatrice.

« On va être à l’écoute pour aider les projets », confirme Mathieu Chamberland.

Étrangement, la PLC n’a pas vraiment fait appel à Soccer Québec pour sonder le marché de la Belle Province.

« Il y a eu des contacts, mais rien de concret. La ligue nous a approchés pour connaître notre bassin de joueurs, mais sans plus. »

Coupe du monde

Mathieu Chamberland s’enthousiasme quand il parle de la Coupe du monde 2026, qui sera tenue en partie au Canada. Et raison de plus pour être fébrile, il y a beaucoup de jeunes joueurs d’ici qui méritent notre attention.

« On a une Coupe du monde au Canada dans huit ans et on doit tout de suite faire la promotion de ces jeunes.

« On est dans un contexte très motivant pour montrer aux jeunes les occasions qui se présentent à eux. »

Chamberland a notamment évoqué la présence de six joueuses québécoises au sein de la formation canadienne qui est actuellement dans la phase finale de la Coupe du monde féminine des moins de 17 ans, qui se joue en Uruguay.