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De faux bijoux contre de l’argent

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Un couple de réfugiés roumains qui a fraudé trois victimes différentes à Québec en leur réclamant avec insistance de l’argent contre de faux bijoux en or a obtenu une peine dans la collectivité qui leur permettra d’espérer demeurer au Canada.

Miclescu Spartacus et Mitita Valoerea ont sévi à trois reprises en mars et en avril 2017. Chaque fois, le couple a abordé ses victimes à Sainte-Foy, alors qu’il était en voiture, avec une de leurs filles à bord.

Un chauffeur de taxi, une femme marocaine dans le stationnement d’une épicerie ainsi qu’un homme qui était sur le terrain de sa résidence ont été victimes des Roumains, qui résident en Ontario.

Jusqu'à la banque

Les accusés ont convaincu deux des victimes à se rendre jusqu’au guichet automatique pour obtenir de l’argent contre des bijoux, qu’ils prétendaient en or. Ils prétextaient ne pas avoir assez d’argent pour mettre de l’essence.

Le couple s’est rendu avec sa dernière victime jusque dans la résidence de l’homme, où ils lui ont tendu un sac rempli de bijoux. Ils voulaient 10 000 $ en échange, disant qu’ils «valaient 30 000 et 40 000 $ ».

Menaçants dans leurs propos, ils ont forcé la victime à se déplacer avec eux jusqu’à la banque pour retirer de l’argent. L’homme, terrifié, a demandé de l’aide aux employés qui ont contacté la police.

Droit d’appel conservé

Le duo a plaidé coupable à des accusations modifiées qui leur ont permis d’obtenir une peine dans la collectivité de 6 mois moins un jour, assortie d’une probation de deux ans.

Ils conservent ainsi leur droit d’appel si leur demande d’asile, dont ils sont en attente d’audition, était refusée. Ils devront rendre l’équivalent des sommes volées, soit près de 1000 $, à deux victimes.

Le juge leur lance un message

Le juge Jean Asselin leur a lancé un message après avoir entériné la suggestion commune des parties, «qui peut paraître clémente», mais qui n’est «pas déraisonnable».

«La société canadienne est une société accueillante et tolérante pour des gens d’origine étrangère qui vivent des difficultés et qui sont souvent des réfugiés politiques, a-t-il dit. «Lorsque la société canadienne accueille ces migrants, la société est en droit d’attendre de ces personnes qu’elles se conforment aux valeurs de notre société, et l’une de ces valeurs est l’honnêteté», a soutenu le magistrat.