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Glenn Hoag: une histoire inachevée

Glenn Hoag l'entraîneur de l'équipe de volleyball masculine
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUÉBEC/AGENCE QMI

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Céder les commandes de l’équipe canadienne masculine de volleyball n’a pas été chose facile pour le Québécois Glenn Hoag. Deux ans plus tard, la décision de les reprendre après le départ de Stéphane Antiga ne l’a pas été davantage.

Hoag avait confié l'équipe à l’entraîneur français avec le sentiment du devoir accompli au lendemain des Jeux olympiques de Rio, où les volleyeurs canadiens avaient créé la surprise en terminant cinquièmes. Pour le Sherbrookois, cet exploit venait couronner une décennie de travail acharné pour rebâtir le programme national de volleyball masculin. Bien qu’il y soit resté lié à titre de conseiller technique, la page n’a pas été si facile à tourner.

«Le premier été, ç’a été extrêmement difficile, a raconté Hoag. J’avais toujours envie d’aller au centre [national d’entraînement de Gatineau]. À un moment donné, Donna [sa conjointe] m’a dit : "là, ça va faire". Mais l’été passé, je m’étais adapté. J’ai travaillé un peu avec l’équipe B et j’ai profité de la vie.»

Glenn Hoag l'entraîneur de l'équipe de volleyball masculine
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUÉBEC/AGENCE QMI

Le désir de Volleyball Canada de le rapatrier après le départ d’Antiga, annoncé au mois d’octobre, l’a un peu pris de court.

«Au début, ça me tentait plus ou moins d’y retourner. J’étais passé à autre chose et j’étais bien dans mon rôle de conseiller technique. Mais en même temps, il y a un côté de moi qui est super content, a indiqué Hoag qui entraîne également l’Arkas d’Izmir, une équipe professionnelle en Turquie, depuis huit ans.

L’imminence des qualifications olympiques, qui s’amorceront en août 2019, l’a convaincu de reprendre son rôle d’entraîneur au sein de la formation nationale.

Glenn Hoag l'entraîneur de l'équipe de volleyball masculine
COURTOISIE / Volleyball Canada

«Il ne reste pas beaucoup de temps. Commencer à s’adapter à un nouveau leadership technique et à changer des choses, c’est un risque qu’on n’était pas prêt à prendre, a précisé Hoag, qui s’est réengagé pour 14 mois auprès de l’équipe canadienne. Ce qu’on voulait, c’était d’avoir de la continuité et d’essayer d’avoir le moins de perturbations possible pour le groupe.»

Encore meilleure

Hoag compte maintenant bâtir sur le legs d’Antiga, qui a choisi de retourner auprès de sa jeune famille, en France.

«Il a fait un gros, gros travail pendant deux ans. Sans rentrer dans les détails technico-tactiques, il a amené des choses que les joueurs ont bien appréciées au niveau du contre, de l’attaque. [...] Ç’a super bien fonctionné. Les résultats ont suivi.»

En effet, les Canadiens ont pris le troisième rang de la Ligue mondiale en 2017 et le septième de la Ligue des nations de volleyball en 2018. Lors des derniers Championnats du monde, en septembre, ils se sont classés neuvièmes.

Glenn Hoag l'entraîneur de l'équipe de volleyball masculine
COURTOISIE / Volleyball Canada

Selon Hoag, l’équipe qu’il retrouvera au printemps, à l’aube de la saison internationale, est encore meilleure que celle qu’il a quittée en 2016.

«Ceux qui étaient à Rio, un noyau d’environ huit joueurs, sont passés à un autre niveau. Les jeunes joueurs ont encore beaucoup de choses à apprendre, mais le groupe principal a vraiment progressé en termes de maturité et de présence sur le terrain. Ils ont tous atteint un haut niveau de jeu, et sont des joueurs reconnus mondialement.»

Considérant l’état des forces, Hoag croit tout à fait réaliste pour la formation canadienne de rêver à un podium aux Jeux de Tokyo en 2020. Mais d’abord, il lui faudra passer à travers le processus de qualification.

Vers Tokyo

Les gagnants des six groupes mondiaux formés lors de la première qualification, en août 2019, obtiendront leur qualification pour les Jeux de Tokyo. Pour l’occasion, le Canada a été jumelé à la Chine, l’Argentine et la Finlande.

«La première qualification sera extrêmement compétitive. La Chine et l’Argentine jouent très bien, mais ce sont des équipes de notre niveau. Ensuite, en janvier, il y aura les cinq qualifications continentales. Dans les deux tournois, on a des chances de passer», a expliqué Glenn Hoag.