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Une force arabo-kurde annonce l’arrestation d’un chef jihadiste en Syrie

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Une force syrienne arabo-kurde soutenue par les États-Unis a annoncé vendredi la capture d’un responsable «dangereux» du groupe jihadiste État islamique (ÉI) dans l’est de la Syrie, mais une ONG a minimisé l’importance de cette arrestation.

L’alliance des Forces démocratiques syriennes (FDS) combat l’ÉI dans son dernier carré dans la province de Deir Ezzor, dans l’est du pays en guerre, avec le soutien principalement aérien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

Dans un communiqué, elle a précisé que ses combattants avaient capturé le 22 novembre le jihadiste Oussama Oueid al-Saleh, présenté comme «l’un des plus dangereux terroristes de Daech», un acronyme en arabe de l’EI.

«C’est un responsable de la sécurité à Deir Ezzor qui a été directement impliqué dans la préparation et l’exécution de plus de 40 opérations terroristes» dans cette province frontalière de l’Irak, selon les FDS.

Néanmoins, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a minimisé l’importance de ce jihadiste.

«C’est un ancien responsable local de la sécurité dans l’un des secteurs de Deir Ezzor. Il est peut-être un des membres des cellules dormantes du groupe jihadiste», a-t-il dit.

Selon M. Abdel Rahmane, il a été arrêté chez lui dans son village de Tayana, dans l’est de la province, dans le cadre d’une campagne menée par les FDS en riposte aux attaques lancées depuis plusieurs semaines par l’ÉI contre leurs positions.

Depuis plus de deux mois, l’ÉI résiste farouchement à une offensive militaire des FDS visant à l’expulser de son ultime poche dans Deir Ezzor, située à l’est du fleuve Euphrate. Ces dernières semaines, les jihadistes ont profité des mauvaises conditions climatiques pour lancer des contre-attaques meurtrières.

Selon l’OSDH, plus de 450 combattants FDS ont été tués depuis septembre, contre plus de 730 jihadistes.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014 et la proclamation d’un «califat» sur de vastes territoires en Syrie et en Irak voisin, l’ÉI s’est retrouvé acculé dans d’ultimes réduits désertiques, sous le coup d’offensives distinctes et concomitantes.

Déclenchée en 2011, la guerre complexe et aux multiples acteurs en Syrie a fait plus de 360 000 morts.