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Le député Raj Grewal pense revenir sur sa décision de démissionner

Raj Grewal
Photo tirée de Facebook Raj Grewal

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OTTAWA – Le député libéral Raj Grewal réfléchit à son avenir politique et songe à finalement continuer son mandat, malgré son annonce de démission, il y a une semaine, en raison de sa dépendance au jeu.

M. Grewal n’exclut plus la possibilité de siéger comme député indépendant quand il ira mieux. Il compte annoncer sa décision d’ici la reprise des travaux parlementaires, en janvier prochain.

Les libéraux de Justin Trudeau ont toutefois fermé la porte à son retour éventuel. Samedi, le Whip en chef du gouvernement, Mark Holland, a confirmé sur Twitter que M. Grewal n’était plus membre du caucus libéral.

«J’ai confirmé par écrit au président de la Chambre des communes plus tôt ce matin [samedi] que Raj Grewal, député de Brampton-East, n’était pas un membre du caucus libéral», a écrit M. Holland.

Le député ontarien avait annoncé mettre fin à son mandat la semaine dernière en raison de dettes de jeu importantes contractées auprès de son entourage.

«J’ai décidé que je quitterai le caucus libéral et je vais prendre un congé pour me concentrer sur ma santé mentale et mon plan de traitement» contre la dépendance, avait dit l’homme de 33 ans dans une vidéo Facebook, le 22 novembre dernier.

Sa dette avait même fait l’objet d’une enquête de la police ontarienne puisqu’elle concernerait des «individus particulièrement louches» impliqués dans le blanchiment d’argent et le trafic de drogue.

Vendredi, dans une nouvelle vidéo Facebook, Raj Grewal a assuré avoir réussi à rembourser tous les prêts qu’il avait contractés. «Cela n'a rien à voir avec quoi que ce soit de sinistre, si ce n'est nourrir ma propre dépendance», a-t-il dit dans sa vidéo.

Le député a d'ailleurs indiqué que ses dettes se chiffraient en «millions de dollars» et qu’il a développé sa dépendance au blackjack après son élection en 2015 au casino de Gatineau, à quelques kilomètres de la Colline parlementaire.