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Début du procès d'un étudiant contre le SPVM

Gabriel Duchesneau
photo d'archives Gabriel Duchesneau

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Six ans après le printemps érable, un procès attendu d’un jeune homme qui aurait été violemment agressé à coups de matraque par des agents du Service de police de la Ville de Montréal, s’ouvrira lundi au palais de justice de Montréal.

Gabriel Duchesneau qui a subi, lors d’une manifestation du 1er mai 2012, une triple fracture du crâne, a intenté une poursuite d’un demi-million de dollars contre le SPVM.

Joint par TVA Nouvelles, dimanche, son avocat, Marc Chétrit, a déploré avec véhémence la violence qu’aurait subie son client. «Les policiers ont réagi de manière démesurée à un méfait (vitre brisée). [...] On s’entend, il s’agit d’une poignée d’individus qui ont commis des méfaits et pourtant, ils ont puni la masse. Gabriel Duchesneau n’était plus dans le secteur de la vitre brisée. Il avait respecté l’avis de dispersion du SPVM et pourtant, il se fait battre trois coins de rue plus loin.»

L’incident se serait produit à l’angle de l’avenue McGill College et du boulevard De Maisonneuve.

Quelques jours après s’être retrouvé à l’hôpital, l’étudiant s’était confié au «Journal de Montréal».

«J’ai vu plein de manifestants courir et je me suis retourné pour mettre mon masque à gaz. Je voulais avancer, mais c’était bloqué, avait-il raconté. J’ai reçu un coup de matraque derrière la tête. J’ai ensuite perdu l’équilibre et je suis tombé par terre.»

«Selon des témoins, il y avait cinq policiers autour de moi. Ils m’ont frappé au moins trois fois, à coup de boucliers et de matraques. Ils m’ordonnaient de me relever, mais je n’y arrivais pas. Quand j’ai ouvert les yeux, ils étaient partis» avait ajouté l’étudiant.

L’homme de 29 ans affirme qu’un os derrière sa tête a été fracturé à trois endroits.

«C’était déjà fragile, car on m’a opéré à la tête quand j’avais quatre ans à la suite d’un cancer.»