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Rare front commun pour le français

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Ce n’est pas tous les jours que le fait français revêt autant d’importance en politique fédérale.

Encore plus rare, une rencontre de trente minutes des chefs de partis des Communes s’est tenue cette semaine en français seulement. Une réunion d’où se dégage un front commun pour soutenir la francophonie au pays. Ils ont réussi à laisser de côté la partisanerie assez longtemps pour discuter (même si Justin Trudeau décochait encore des flèches sur le sujet à Andrew Scheer, quelques minutes avant la réunion).

Ils se sont entendus pour maintenir la pression sur le gouvernement ontarien de Doug Ford, dont les compressions dans les services en français ne passent pas. Puis, des députés ont pris part aux importantes manifestations d’hier à travers l’Ontario.

Loin de moi l’idée de douter de la sincérité de tout un chacun pour la protection du français. N’empêche qu’aucun parti ne peut se permettre de mal paraître dans ce dossier important alors que l’élection approche. Surtout que son issue pourrait bien se jouer chez les francophones, et surtout au Québec.


Amanda Simard, indépendante

Photo Philippe Orfali

La jeune députée rebelle de l’Ontario, Amanda Simard, a posé un geste salué de toutes parts comme honorable et courageux, notamment à Ottawa. Elle a claqué la porte du parti conservateur-progressiste de l’Ontario, sa famille politique, plutôt que d’appuyer les mesures anti-francophones du gouvernement provincial de Doug Ford. À la tête d’une circonscription à majorité francophone, elle est devenue le visage de la cause. Et la Jeanne-d’Arc du français fait des vagues partout au pays.


Sénateur Percy Downe

Photo courtoisie

Le Sénat a adopté un projet de loi du sénateur de Charlottetown, Percy Downe, dont le but est de permettre à Ottawa de mieux lutter contre l’évasion fiscale. Si elle est adoptée, une telle loi obligerait entre autres l’Agence du revenu du Canada (ARC) à faire état de toutes les condamnations pour évasion fiscale à l’étranger, ainsi qu’à rapporter le manque à gagner fiscal, c’est-à-dire la différence entre les impôts à payer et ce qui est perçu. Et non, l’ARC ne le fait pas déjà. C’est maintenant au tour des Communes de se pencher sur le projet de loi.


Raj Grewal, PLC

Photo courtoisie

Digne d’un roman policier, une série de révélations du Globe and Mail a levé le voile sur les activités d’un député libéral d’arrière-ban, Raj Grewal : des problèmes de jeu, d’importantes dettes, des millions flambés au casino, une enquête de la GRC, même de la filature. Après avoir dit qu’il démissionnait, voilà qu’il envisagerait de conserver son siège aux Communes. Beaucoup de zones d’ombres demeurent dans cette histoire. Chose certaine, il est tout un embarras pour son ancien parti, le Parti libéral.