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Montréal : de nouvelles ressources pour contrer les gaz à effet de serre

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MONTRÉAL – La Ville de Montréal veut mettre « le pied sur l’accélérateur » dans la réduction aux gaz à effet de serre (GES) et produira d’ici 2020 un plan d’action, en collaboration avec trois organismes environnementaux, pour lui permettre de devenir « carboneutre » d’ici 2050.

La mairesse de Montréal Valérie Plante a présenté lundi une entente de collaboration avec la Fondation David Suzuki, la Fondation Familiale Trottier, qui œuvre en philanthropie, et l’organisation C40, un regroupement de villes qui lutte contre les changements climatiques.

Ces organismes verseront sur deux ans 250 000 $, avec une possibilité d’ajouter 400 000 $ selon les besoins, principalement dans des expertises externes à la Ville pour mener des travaux de modélisations des émissions de GES.

« On va regarder ce qui se passe si on ne fait rien, on laisse le cours des affaires, et qu’est-ce qui se passe si on agit dans tous les secteurs d’émissions de GES qu’on connaît, et de voir ensembles les mesures qui peuvent être prises à court, moyen, et long termes, et les coûts associés », a expliqué le directeur général pour le Québec et l’Atlantique à la Fondation David Suzuki Karel Mayrand.

Cette collaboration permettra de présenter « un plan concret et ambitieux » pour réduire les GES et s’adapter aux changements climatiques. Cela respectera les objectifs de l'Accord de Paris, qui vise à limiter la hausse du réchauffement climatique à 1,5 degré. D’autres actions ponctuelles doivent aussi être annoncées d’ici 2020.

Transport

Montréal a l’intention de s’attaquer au secteur des transports, responsable de 49% des émissions de GES dans la métropole, mais aussi à celui du bâtiment, alors que la Ville s’est fixé comme objectif d’avoir des immeubles municipaux avec une empreinte carbone nulle d’ici 2030.

« Il faut du transport collectif, le message est de plus en plus répandu, mais j’ai besoin que la population de la région montréalaise elle aussi puisse dire que c’est là que ça se passe », a indiqué Valérie Plante, rappelant avoir besoin de l’aide des autres ordres de gouvernement.

La mairesse a cité la commande des 300 bus hybrides comme action pour réduire les GES, tout comme la somme de plus de 170 millions $ dans le budget 2019 et le programme triennal d’immobilisations réservés pour l’acquisition d’espaces verts, et le réaménagement de grands parcs et de parcs locaux.

L’électrification des transports est aussi un élément très important à considérer, selon le directeur régional de l’Amérique du Nord pour C40 David Miller.