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Fortin: la mairesse devrait être préoccupée

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Photo Sarah Daoust-Braun Valérie Plante
Mairesse de Montréal

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« Je pense que c’est une question qui devrait la préoccuper peut-être un peu plus que l’état de santé des pitbulls. »

Le député bloquiste Rhéal Fortin a été lapidaire envers la mairesse de Montréal, qui ne semblait pas s’inquiéter, ce week-end, de la présence au centre-ville de centaines de membres du crime organisé.

On est « loin de la nécessité de faire un règlement qui interdirait [...] des associations ou du moins de montrer visuellement une adhésion à un groupe criminel », a dit samedi Mme Plante.

Dans sa cour

Pourtant, « c’est dans sa cour que des gens s’affichant comme des criminels, des gens qui tuent, qui violent et qui vendent de la drogue aux enfants, viennent fêter avec tout le glamour. Et tout ça dans sa ville », rétorque le député du Bloc québécois.

Avocat de profession, M. Fortin concède que la mairesse n’a pas la compétence législative pour amender le Code criminel.

« Mais elle pourrait militer pour que ce soit fait, insiste-t-il. Elle a une responsabilité. »

À Ottawa d’agir

C’est au fédéral d’agir en la matière, rappelle M. Fortin, qui s’inquiète du message aux jeunes qu’envoient les rassemblements de Hells. Il est lui-même à l’origine du projet de loi pour interdire aux membres du crime organisé de s’afficher, qui a été battu aux Communes.

« Une des premières actions d’un gouvernement conservateur sera d’inscrire les noms des gangs criminels dans le Code criminel, ajoute le député Pierre Paul-Hus. Les membres en règle des groupes criminels devront craindre la police et la justice au lieu de se pavaner ainsi. »

Le bureau du ministre de la Réduction du crime organisé n’a pas voulu commenter, hier.