/sports/fighting
Navigation

Markus Beyer s’éteint à l’âge de 47 ans

L’ancien adversaire d’Éric Lucas est mort après une courte maladie

Markus Beyer s’était fait connaître au Québec en croisant le fer avec Éric Lucas en 2003.
Photo d'archives, AFP Markus Beyer s’était fait connaître au Québec en croisant le fer avec Éric Lucas en 2003.

Coup d'oeil sur cet article

Les derniers jours n’ont pas été faciles pour les intervenants de la boxe. Après avoir vu Adonis Stevenson se retrouver à l’hôpital dans un état critique samedi, on a appris hier que Markus Beyer, un ancien adversaire d’Éric Lucas, est décédé à l’âge de 47 ans.

Selon plusieurs sites allemands, Beyer (35-3-1, 13 K.-O.) est décédé d’une courte, mais fulgurante maladie. Peu de gens savaient que l’ancien boxeur était malade selon ces mêmes sources.

Cette nouvelle a eu des échos jusqu’au Québec. On se souvient que Beyer est celui qui avait subtilisé le titre mondial WBC des super-moyens à Éric Lucas lors d’un combat présenté en Allemagne en 2003. Ce choc s’était terminé par une décision partagée en faveur de l’Allemand.

Deux des trois juges avaient donné la victoire à Beyer avec un pointage de 116-113. Le dernier avait attribué le gain à Lucas avec un score de 115-114.

«C’est une nouvelle qui me sonne parce qu’il avait le même âge que moi, a souligné Lucas lorsque joint par le Journal de Montréal. J’ai hâte de connaître la cause exacte de son décès et j’espère que ça n’a pas rapport avec sa carrière de boxe.

«Tu te poses des questions quand tu vois des anciens athlètes perdent la vie à un âge comme celui-là.»

Plus de 15 ans après cette soirée frustrante, Lucas n’entretient pas de rancune à l’endroit de Beyer.

«Je suis déçu de ne pas avoir eu de revanche, mais Markus n’était pas responsable de cette situation. Son entourage avait tout fait pour éviter ce deuxième duel, a souligné Lucas. Il voulait garder la ceinture le plus longtemps possible pour la monnayer.»

Une revanche à tout prix

Le décès de Beyer ramène des souvenirs douloureux à Jean Bédard.

«Beyer a transformé un super week-end en cauchemar, a affirmé celui qui était le promoteur de Lucas. J’avais fait le voyage avec plusieurs franchisés de la Cage. C’était triste.

«Je me souviendrai toujours de la réaction de Beyer qui avait eu l’air du gars le plus surpris du monde lorsqu’il a entendu la décision des juges. C’est clair qu’il avait vu le même combat que tout le monde. Ça m’avait prouvé que c’était un gars honnête.»

Après cette soirée du 5 avril 2003, Bédard a tenté par tous les moyens d’organiser un combat revanche entre son poulain et l’Allemand.

«On a tellement couru pour cela. On en a fait une obsession au point où Éric était prêt à se battre presque gratuitement.»

Une personne simple

Lucas, Bédard et l’entraîneur Stéphan Larouche s’étaient rendus de nouveau en Allemagne en 2005. À ce moment-là, Beyer avait croisé le fer avec Omar Sheika.

«On a passé un peu de temps avec lui et on lui avait parlé un peu, a affirmé Larouche. Je me souviens qu’il avait beaucoup de respect pour Éric. Markus était une personne tranquille et discrète. Il était aimé par les amateurs.»

Il se souvient très bien des années de Beyer avec l’équipe nationale junior de l’Allemagne. «Markus était souvent dans les mêmes tournois que nous. Il avait du succès dans une catégorie où il y avait des boxeurs comme Shane Mosley.»