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Toujours sans réponse quatre mois après la mort de leur fils

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Plus de quatre mois après les événements qui ont coûté la vie à leur fils, les parents de Riley Fairholm sont toujours dans le néant le plus complet.

Le Bureau des enquêtes indépendantes du Québec (BEI) n'a pas encore terminé son travail d'investigation. Le rapport doit ensuite être soumis au directeur des poursuites criminelles et pénales. Le BEI n'est donc pas en mesure, à ce point-ci, de répondre à leurs questions.

Le fils du couple, un jeune homme de 17 ans, est tombé sous les balles des policiers de la Sûreté du Québec au cours de la nuit du 25 juillet. La police avait indiqué avoir dû recourir à la force après que l'adolescent eut pointé une arme vers eux.

S'agissait-il d'une arme à feu ou d'un pistolet à air comprimé? Représentait-elle un véritable danger pour les policiers? Ceux-ci étaient-ils justifiés de faire feu?

Ces questions accaparent les deux parents, qui ne parviennent pas à obtenir de réponses. Éprouvant une certaine crainte qu'on leur cache une partie de la vérité, Tracy Wing et Lawrence Fairholm ont donc déposé une plainte au Commissaire à la déontologie policière visant la Sûreté du Québec et le BEI.

Dans la plainte acheminée au Commissaire à la déontologie policière, Tracy Wing soulève certaines interrogations:

  • Pourquoi s'est-il écoulé plus d'une heure avant que la SQ n'informe le Bureau des enquêtes indépendantes du Québec des événements?
  • Pourquoi des mesures n'ont-elles pas été prises immédiatement après la fusillade pour séparer et isoler les policiers impliqués et témoins de la scène, afin d'éviter le risque de contamination de leur récit des faits?

La principale inquiétude des parents de la victime vient du fait qu'ils ont appris que les policiers impliqués dans les événements ne collaborent pas avec le BEI. Ceux-ci ont fourni un rapport écrit sur le déroulement de leur intervention, mais refuseraient de répondre aux questions des enquêteurs indépendants.

Comme tout citoyen, les agents ont droit au silence et ne sont pas obligés de faire de déclaration ou de répondre aux questions des enquêteurs.

Tracy Wing et Lawrence Fairholm auraient souhaité une plus grande transparence de la part des parties impliquées dans ce dossier.

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