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Arrestation d'une dirigeante de Huawei à Vancouver, la Chine proteste

Arrestation d'une dirigeante de Huawei à Vancouver, la Chine proteste
Photo d'archives, AFP

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VANCOUVER | La directrice financière de l'entreprise chinoise Huawei Technologies, Wanzhou Meng, a été arrêtée par les autorités canadiennes à Vancouver le 1er décembre à la demande des États-Unis, a rapporté le Globe and Mail mercredi. 

La Chine a protesté avec force contre l’arrestation la directrice financière du géant chinois, réclamant la libération de cette citoyenne chinoise «n’ayant violé aucune loi», selon un communiqué de l’ambassade chinoise au Canada.

Les Chinois ont annoncé avoir réclamé au Canada « de corriger immédiatement cette faute et de restaurer la liberté » de Mme Wanzhou Meng, qui fait face à une demande d’extradition aux États-Unis.

Mme Meng occupe également la fonction de vice-présidente du conseil d'administration et est la fille du fondateur de l'entreprise avant tout connue du grand public pour ses cellulaires. 

Huawei a déclaré n’avoir aucune connaissance de méfaits présumés de la part de sa directrice financière Mme Wanzhou.

« La compagnie a reçu très peu d’informations en ce qui concerne les accusations et n’est pas au courant d’un quelconque méfait de la part de Mme Wanzhou », a-t-elle indiqué dans un communiqué, ajoutant se plier à toutes les lois en vigueur dans les pays où elle opère.

Les États-Unis s'inquiètent du déploiement dans le monde d'appareils de Huawei dans la foulée de l'avènement des réseaux 5G, qui pourraient faciliter les efforts d'espionnage chinois tout autour du globe, avance Washington. L'entreprise a même été désignée comme posant un risque par la sécurité nationale dans un rapport du Congrès. 

La justice américaine enquête aussi sur une possible violation des sanctions imposées par les États-Unis à l'Iran, alors que Huawei aurait fourni des produits américains à cet État et à d'autres pays, en violation des sanctions. 

Les États-Unis ont émis des mises en garde à leurs alliés vis-à-vis de l'entreprise chinoise, incluant le Japon, l'Allemagne et l'Italie, où les produits sont déjà très utilisés, avait dévoilé le «Wall Street Journal» en novembre. 

Différents pays autour du monde ont choisi de bannir les produits Huawei dans le développement de leur réseau 5G, dont trois des cinq membres des Five Eyes, une alliance de renseignement. L'Australie, en août, et la Nouvelle-Zélande, en novembre, ont notamment pris cette décision. Les deux autres membres des Five Eyes, le Canada et le Royaume-Uni, n'ont pas encore statué en ce sens, même si Ottawa s'est fait demander d'écarter l'entreprise du développement de son réseau 5G 

À l’échelle planétaire, Huawei apparaît pour le moment comme le seul véritable fournisseur de matériel 5G. 

- Avec l'AFP