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Des citoyens indignés par du vandalisme dans des cimetières

Une centaine de pierres tombales ont été touchées cette semaine à Longueuil

Des travaux de réparation ont été amorcés, mercredi après-midi, au cimetière régional Saint-Maxime, dans l’arrondissement de Saint-Hubert. Des hommes se sont affairés à relever la trentaine de pierres tombales vandalisées dans les derniers jours.
Photo Jonathan Tremblay Des travaux de réparation ont été amorcés, mercredi après-midi, au cimetière régional Saint-Maxime, dans l’arrondissement de Saint-Hubert. Des hommes se sont affairés à relever la trentaine de pierres tombales vandalisées dans les derniers jours.

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Des centaines de personnes inquiètes ont défilé mercredi dans deux cimetières de Longueuil pour savoir si la pierre tombale de leur proche figurait parmi la centaine de monuments funéraires vandalisés.

« Le respect se perd quand on s’attaque aux morts. Ce monument est la dernière marque laissée en mourant ! » a mentionné Marie Hébert Lengyel, sidérée.

La dame, qui agit comme guide au cimetière Saint-Antoine-de-Padoue, n’a jamais vu de dommages de cette ampleur.

« Qu’est-ce qu’on a fait à mes amis ? »,a-t-elle soufflé. Selon ses dires, des personnages historiques de Longueuil sont enterrés sous les lots abîmés.

Les méfaits ont été découverts mardi matin. Le surveillant du cimetière du chemin de Chambly a alors alerté les autorités.

Une centaine de pierres

Plus d’une soixantaine de monuments, estime-t-on, avaient été renversés par des vandales. Tous se trouvent au fond du cimetière, à l’abri des regards.

Constat similaire du côté du cimetière régional Saint-Maxime, dans l’arrondissement de Saint-Hubert. Là, une trentaine de pierres ont été touchées.

Les citoyens rencontrés par Le Journal ont tous déploré ce vandalisme gratuit qui affecte défunts et familles.

Marie Hébert Lengyel, Guide dans un cimetière
Photo Jonathan Tremblay
Marie Hébert Lengyel, Guide dans un cimetière

Gestes déplorables

Certains visiteurs ont tristement observé le monument de leur proche, gisant au sol.

D’autres, plus chanceux ou simplement curieux, en ont profité, malgré le froid, pour saluer l’être cher devant une pierre intacte.

Dans l’église se trouvant à quelques pas, le téléphone n’a pas dérougi de la journée, a-t-on affirmé.

Des gens ont appelé sans relâche, désireux de connaître l’état de la dalle funèbre de leurs proches.

« C’est triste pour la mémoire des personnes, mais aussi pour l’histoire elle-même », a dit Louise Levac, présidente de la Société historique et culturelle du Marigot, située à proximité.

« À qui ça paye, ces crimes-là ? » a demandé Claude Giroux.

L’homme de 68 ans sillonne les cimetières de l’Amérique et de l’Europe depuis plus de 10 ans. Pour lui, c’est tout un pan d’histoire que détiennent ces endroits de recueillement.

Travaux commencés

On a entamé des travaux au cimetière régional Saint-Maxime, mercredi après-midi, afin de soulever les massives roches engravées. Certaines pèsent près de 500 lb.

Malheureusement, les familles des défunts devront défrayer la remise sur pied des lourdes pierres, a expliqué Benoît Laganière, président du conseil d’administration de la paroisse Saint-Antoine-de-Padoue.

« Celles non réclamées seront prises en charge par la paroisse », a-t-il toutefois assuré.


La police de Longueuil enquête toujours afin de mettre la main au collet des malfaiteurs.