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Prison à la maison pour fausse alerte terroriste

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Un Montréalais s’en est tiré avec de la prison à domicile pour avoir fait croire aux autorités américaines qu’un collègue de travail préparait un attentat terroriste à New York.

« Je ne peux pas imaginer comment [la victime] aurait été accueillie par les autorités américaines qui croyaient savoir que c’était un terroriste. Heureusement que la GRC [Gendarmerie royale du Canada] est intervenue avant », a déclaré le juge Robert Marchi en condamnant Hasnat Miftahul Syed, dans les derniers jours, au palais de justice de Montréal.

Vengeance

Syed, 40 ans, a écopé de neuf mois de sursis pour son méfait commis en août 2016.

À l’époque, le Montréalais avait une dent contre un collègue qui le critiquait pour son manque d’ardeur au travail.

Sachant que ce collègue devait bientôt passer ses vacances aux États-Unis, Syed a décidé de se venger en appelant une unité antiterroriste américaine.

« Il prépare un acte terroriste », avait expliqué Syed.

Une enquête a immédiatement été déclenchée, tant aux États-Unis qu’au Canada. La GRC s’est alors présentée chez le collègue de Syed et l’a arrêté devant toute sa famille.

Santé mentale

Lors de l’interrogatoire, il est toutefois apparu évident que la victime n’était pas un terroriste, si bien que l’enquête s’est tournée vers Syed.

D’abord accusé de craintes terroristes et de méfait, il a finalement été déclaré coupable de méfait.

« À l’époque, j’avais des problèmes de santé mentale, a expliqué Syed juste avant sa condamnation. J’ai fait de mon mieux pour m’éloigner de mes démons, mais ils m’ont rattrapé. Peut-être que je ne pensais pas correctement. »

Syed s’est longuement excusé tant à ses proches qu’à la victime, mais il maintient que son crime n’était pas intentionnel, mais plutôt causé par la maladie mentale.


En plus de la prison à domicile, Hasnat Miftahul Syed, qui habite maintenant en Ontario, s’est aussi vu imposer une probation de deux ans ainsi qu’une interdiction de posséder des armes pour les prochaines années.