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Le joueur du Canadien Kenny Agostino essaie d'apprendre le français et se déplace en métro

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 Dans le vestiaire du Canadien à Brossard, Kenny Agostino n’a pas juste parlé de hockey. Il a aussi cherché à identifier son quartier à Montréal.   

 «Je reste près de la station de métro Sherbrooke», a-t-il dit en indiquant son intersection sur une carte à l’aide d’un cellulaire. «Je me retrouve probablement dans le Quartier Latin, mais il y a aussi des gens qui me parlent du Plateau ou du Mile-End. Je ne sais pas exactement, mais j’aime ça. Je découvre une très belle ville et la culture francophone. J’essaie d’apprendre le français.»  

 Pour une plus grande précision, disons qu’il a choisi de s’établir un peu au nord du Quartier Latin, dans un endroit très francophone. Et il s’y plaît grandement. Pour un jeune homme qui a grandi au New Jersey, Agostino a une très belle curiosité intellectuelle.  

 «J’apprends des mots en français tous les jours, a-t-il mentionné. Je n’ai pas la prétention de dire que je deviendrai bilingue très bientôt, mais je veux avoir une base. Je trouve ça important. J’ai une grande curiosité et je désire profiter de ma présence à Montréal pour apprendre. J’aime le fait que je vis dans une ville bilingue et j’aimerais pouvoir mieux communiquer avec les francophones. Il y a une riche histoire avec le Canadien, mais la ville de Montréal est aussi riche en culture. C’est une ville vivante.»  

 «Je voulais m’inscrire à des cours de français avec le Rocket. Ils offraient un service avec un tuteur, mais je me suis fait rappeler pratiquement au même moment par le Canadien. Je m’inscrirai avec le Canadien. Je devrais commencer mes cours au début de janvier. Nous ne jouerons pas souvent à la maison d’ici là.»  

 Sur la ligne orange  

 Si la majorité des joueurs du Tricolore reste à Brossard, Candiac, dans le Vieux-Port ou Griffintown, Agostino a choisi sa résidence d’une façon assez stratégique. Il devait pouvoir se déplacer facilement entre Laval et Montréal.  

 «Je suis sur la ligne orange du métro et je peux me rendre facilement à la Place Bell ou au Centre Bell», a précisé l’ancien étudiant à l’Université Yale. «C’est parfait pour moi. Je ne savais pas si j’étais pour jouer plus de matchs avec le Rocket ou le Canadien.»  

 Dans le métro, Agostino passe inaperçu. Mais ça pourrait toujours changer.