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Cheap, cheap, cheap

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Le Parti québécois a décidé de tomber dans la petite partisanerie politique de bas étage hier au Salon bleu.

Vœux de Noël

Ne pouvant pas être présent en chambre vendredi en raison de l’importante rencontre des premiers ministres canadiens à Montréal, le gouvernement a demandé jeudi aux oppositions de leur permettre de faire un tout petit accroc à la tradition. Autoriser le PM à faire ses vœux de Noël à la population jeudi, plutôt que vendredi. C’est raisonnable, non? Un chef d’État qui désire s’adresser à l’ensemble de ses concitoyens et concitoyennes, pour leur offrir un joyeux Noël, ça va de soi, il me semble. Eh bien, pas pour le PQ qui, comme le disait un de mes collègues, a plutôt choisi de jouer au Grinch du parlement en refusant de donner son consentement.

Cynisme

C’est tellement idiot. Je sais, j’aurais pu écrire sur mille et une choses. Le pot, l’immigration, l’éducation. Mais un moment donné, il faut aussi se questionner sur ce qui fait que les gens décrochent carrément de la politique. C’est pour ce genre d’exemple tout aussi patent que pathétique. Pourtant, la partisanerie politique peut être édifiante. C’est bien de se battre pour ses idées et ses convictions, et de le faire avec passion et détermination. Mais quand on tombe aussi bas que de vouloir empêcher un PM de s’adresser aux gens, dans un contexte apolitique et dans le haut lieu de notre démocratie de surcroît, je n’en décolère tout simplement pas.

Comme François Legault le faisait remarquer, ce manque de gentilhommerie survient à peine deux semaines après qu’une brèche eut été faite dans le règlement pour permettre au PQ d’obtenir le statut de parti reconnu. «Reconnais-moi pour être certain que je ne sois pas reconnaissant». Au moins, le chef du PQ a fini par offrir ses excuses en fin de journée. Faute avouée...