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Vers un dixième titre de suite

Malgré les succès remportés au fil des ans, Tom Brady a maintes fois connu des ennuis contre les Dolphins.
Photo d’archives, AFP Malgré les succès remportés au fil des ans, Tom Brady a maintes fois connu des ennuis contre les Dolphins.

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Au moment de se prononcer lors des prévisions avant la saison, une seule quasi-certitude règne dans la NFL. Les Patriots, année après année, remportent la division Est de la conférence américaine. Ils pourraient d’ailleurs sceller un dixième titre de division de suite en battant les Dolphins, mais attention! Miami est la maison des horreurs de la bande à Tom Brady.

L’exploit n’a rien de banal, en supposant que les Patriots décrocheront ce dixième sacre de suite, que ce soit dès dimanche ou dans les semaines à venir.
 
Dans les grandes ligues sportives professionnelles nord-américaines, qu’il s’agisse de la NFL, de la NBA, de la LNH ou du baseball majeur (MLB), seuls les Braves d’Atlanta, de 1991 à 2005, ont fait mieux avec 14 titres consécutifs.
 
Au hockey, l’Avalanche du Colorado a célébré des championnats de division neuf ans de suite (1995 à 2003). Dans la NBA, les Celtics (1957 à 1965) et les Lakers (1982 à 1990) en ont fait autant.
 
Et dans le cas des Patriots, la domination extrême de leur division s’étend sur une période infinie, considérant qu’ils ont décroché la palme dans 15 des 17 dernières saisons.
 
Une division instable
 
Le débat fait souvent rage entre les fidèles des Patriots et leurs détracteurs. Cette série de championnats de division est-elle le symbole d’une implacable dynastie ou est-ce plutôt le signe accablant de la faiblesse des rivaux?
 
Sans rien enlever aux Patriots, qui misent sur le meilleur tandem de l’histoire en Bill Belichick et Tom Brady, c’est sans doute un peu des deux.
 
Pendant que Belichick règne sur l’équipe depuis 2000, les Bills ont embauché sept entraîneurs en chef, contre six pour les Dolphins et quatre pour les Jets.
 
C’est bien pire au chapitre des quarts-arrière ! Brady, mis à part les matchs ratés en raison d’une blessure et d’une suspension, s’impose encore et toujours. Pendant ce temps, les Bills et Dolphins ont eu recours à 18 quarts-arrières partants chacun, contre 14 pour les Jets.
 
Voilà trois clubs dangereusement «Brownesques» en termes de constance. La stabilité des Patriots est louable, tandis que leurs rivaux se cherchent éperdument.
 
Difficile à Miami
 
Maintenant, est-ce que les Patriots vivront ce moment de gloire face aux Dolphins dimanche ? La logique dit que oui, mais de drôles d’événements surviennent à Miami...
 
Tandis que les Patriots revendiquent 10 victoires de suite face aux Dolphins à Foxborough, ils sont 7-10 sous les palmiers durant l’ère Belichick. Quatre des cinq derniers matchs à Miami ont été des défaites.
 
Sur la route face à toutes les autres équipes, Brady montre un étincelant dossier de 85-32 en saison régulière. À Miami, cette fiche est de 7-9. Dans ces 16 matchs, il a lancé 15 interceptions.
 
Pour les Patriots, il s’agit d’un duel d’une importance capitale, bien au-delà du titre de division, qui est déjà pratiquement dans la poche. Une victoire leur permettrait de se maintenir dans la course pour le premier rang de la conférence, détenu par les Chiefs, qui procure l’avantage du terrain. Une quatrième défaite réduirait considérablement leurs chances.
 
En séries, Brady est 19-3 à la maison et 3-4 sur la route. C’est dire à quel point ils ne peuvent se permettre de regarder les Dolphins du haut de leur piédestal.

SEMAINE 14

JEUDI

MON CHOIX
 
Jacksonville au Tennessee (20 h 20) TITANS
 

DIMANCHE

MES CHOIX
 
NY Jets à Buffalo (13 h) BILLS
 
NY Giants à Washington (13 h) GIANTS
 
La Nouvelle-Orléans à Tampa Bay (13 h) SAINTS
 
Nouvelle-Angleterre à Miami (13 h) PATRIOTS
 
Baltimore à Kansas City (13 h) CHIEFS
 
Indianapolis à Houston (13 h) TEXANS
 
Atlanta à Green Bay (13 h) PACKERS
 
Caroline à Cleveland (13 h) BROWNS
 
Denver à San Francisco (16 h 05) BRONCOS
 
Cincinnati à LA Chargers (16 h 05) CHARGERS
 
Detroit en Arizona (16 h 25) LIONS
 
Pittsburgh à Oakland (16 h 25) STEELERS
 
Philadelphie à Dallas (16 h 25) DALLAS
 
LA Rams à Chicago (20 h 20) RAMS
 
LUNDI
 
MON CHOIX
 
Minnesota à Seattle (20 h 15) SEAHAWKS
 
RÉSULTATS DE LA SEMAINE DERNIÈRE : 8 en 16 (50 %)
 
TOTAL CETTE SAISON : 126 en 192 (65,6 %)
 

LES CHOIX DU JOURNAL

Jets de New York (3-9) vs Bills de Buffalo (4-8)
 
DARNOLD DE RETOUR
 
Enfin, diront certains... Pauvre petit loup, diront les autres. Le quart-arrière recrue Sam Darnold est de retour pour les Jets, qui n’ont pas inscrit plus d’un touché offensif à chacun de leurs cinq derniers matchs, une première déplorable dans l’histoire de l’équipe. Jouer à Buffalo en décembre, ce n’est jamais commode. Ce sera une confrontation de recrues face à Josh Allen, qui a revigoré l’attaque des Bills puisque les adversaires craignent ses escapades à la course.
 
Giants de New York (4-8) vs Redskins de Washington (6-6)
 
MARK SANCHEZ REVIT
 
Je n’ai jamais été le plus ardent défenseur de Colin Kaepernick, mais vous croyez toujours qu’il n’y a pas eu de collusion pour le laisser à la rue quand une équipe comme les Redskins enverra dans la mêlée l’imbuvable Mark Sanchez, secondé de Josh Johnson, qui n’a pas lancé une passe depuis 2011? Libre à chacun de croire au père Noël... Les Giants profitent donc d’une deuxième semaine de suite contre un quart de deuxième ordre pour se faire croire que tout va mieux.
 
Saints de La Nouvelle-Orléans (10-2) vs Buccaneers de Tampa Bay (5-7)
 
L’HEURE DE LA REVANCHE
 
Les Saints  ont perdu leurs deux derniers duels face aux Buccaneers, dont le festival offensif de 48-40 en ouverture de saison, l’une de leurs deux seules défaites à ce jour. La défensive des Buccaneers, abjecte la majorité du temps cet automne, n’a pas concédé plus de 17 points dans trois des quatre dernières semaines, mais ce regain de vie ne saurait durer contre des Saints fouettés par leur revers inattendu. Le receveur Michael Thomas sortira de son étrange coma des deux derniers matchs.
 
Patriots de la Nouvelle-Angleterre (9-3) vs Dolphins de Miami (6-6)
 
DÉFENSIVE AMÉLIORÉE
 
Comme c’est le cas chaque année, la défensive des Patriots semble à son meilleur au fur et à mesure que la saison progresse. En septembre et octobre, les Pats cédaient 23,1 points par match. En novembre, cette moyenne a diminué à 18,5. Cette amélioration défensive a aussi été remarquée en novembre et décembre lors des saisons 2014 (22,1 à 16), 2016 (16,5 à 14,2) et 2017 (22,4 à 14,6). Les Patriots ont fini au Super Bowl lors des trois occasions. Les Dolphins ne les surprendront pas.
 
Ravens de Baltimore (7-5) vs Chiefs de Kansas City (10-2)
 
DUEL CORSÉ
 
La grande intrigue, c’est de savoir si les Ravens pourront faire mal aux Chiefs par la course. Depuis l’arrivée de Lamar Jackson comme quart-arrière des Ravens, les défensives ne savent pas sur quel pied danser puisque la menace de course est constamment présente. C’est sans compter que Gus Edwards a ravivé le champ-arrière. Les Ravens ont inscrit plus de 200 verges au sol à chaque départ de Jackson et les Chiefs en concèdent 122 par match. Mais les Chiefs marqueront trop de points.
 
Colts d’Indianapolis (6-6) vs Texans de Houston (9-3)
 
DIVISION À L’ENJEU
 
Si les Texans l’emportent, ils s’assurent presque du championnat de leur division. Le dernier match entre les deux rivaux a nécessité la prolongation et le duel s’annonce de nouveau serré. Andrew Luck, fort bien protégé dans la série victorieuse des Colts, est de nouveau sous pression depuis deux semaines. Les Texans ont forcé sept revirements en trois semaines et au moins un dans chacun de leurs neuf derniers matchs (neuf victoires). Ce sera la différence.
 
Falcons d’Atlanta (4-8) vs Packers de Green Bay (4-7-1)
 
UN NOUVEAU SOUFFLE
 
Le simple fait pour les Packers de jouer sans Mike McCarthy à la barre diminuera la tension ambiante depuis trop longtemps. Il y a fort à parier que l’attaque connaîtra un regain de vie notoire, au moins temporairement, sous l’effet de ce vent de fraîcheur. Pratiquement,
Aaron Rodgers sera son propre coordonnateur offensif, même si l’entraîneur par intérim Joe Philbin fera office de patron. Redécouvrira-t-on le jeu au sol avec Aaron Jones?
 
Panthers de la Caroline (6-6) vs Browns de Cleveland (4-7-1)
 
UN RÔLE DE TROUBLE-FÊTES
 
Les Browns ne sont pas éliminés, mais sont sur le respirateur artificiel. Ils tenteront donc de jouer les trouble-fêtes pendant deux semaines face à des clubs qui luttent toujours, les Panthers et Broncos. Les Panthers n’inspirent plus confiance avec quatre défaites de suite et l’offensive est devenue une machine à revirements. Cleveland sera un environnement hostile, Myles Garrett pourchassera Cam Newton et Baker Mayfield abusera de la tertiaire des félins.
 
Broncos de Denver (6-6) vs 49ers de San Francisco (2-10)
 
UNE AUTRE TUILE
 
Les Broncos vivent l’incommensurable bonheur de croiser les 49ers décimés. Par chance, parce qu’eux aussi ne cessent de perdre des soldats et cette fois, c’est le receveur numéro un Emmanuel Sanders qui a vu sa saison prendre fin (tendon d’Achille). Seuls des revirements mal avisés de Case Keenum pourraient couler les Broncos, mais ils peuvent dormir tranquilles. Les 49ers sont en voie de battre un triste record avec seulement cinq revirements provoqués cette saison.
 
Bengals de Cincinnati (5-7) vs Chargers de Los Angeles (9-3)
 
UNE ÉQUIPE EN RUINES
 
Y a-t-il un pilote dans l’avion? En plus d’Andy Dalton, voilà que la saison de l’excellent receveur AJ Green est terminée. Les munitions commencent à manquer dangereusement aux Bengals, outre le porteur Joe Mixon, qui sera étroitement surveillé. L’ailier défensif des Chargers Joey Bosa n’est pas encore au sommet de son art, mais revendique trois sacs en trois matchs depuis son retour. L’attaque des Chargers s’offrira un buffet à volonté.
 
Lions de Detroit (4-8) vs Cardinals de l’Arizona (3-9)
 
LA MAGIE N’OPÈRE PLUS
 
Par le passé, les Lions s’en sont tirés un nombre incalculable de fois avec des performances héroïques du quart-arrière Matthew Stafford au quatrième quart. Cette saison, il n’arrive plus à sauver les meubles. Lors des deux dernières semaines, il a commis quatre revirements au quatrième quart et en compte neuf cette saison dans les 15 dernières minutes de jeu. Les Cards viennent de battre les Packers, donc une surprise est encore possible, mais les Lions débuteront à l’heure.
 
Steelers de Pittsburgh (7-4-1) vs Raiders d’Oakland (2-10)
 
COMPLAISANCE INTERDITE
 
Voilà exactement le genre de match piège dans lequel les Steelers ont trop souvent le don de tomber. Pas cette fois, mais toute condescendance est à proscrire. Les Raiders perdent, mais leur attaque a au moins commencé à cliquer depuis trois semaines. Le quart-arrière Derek Carr a lancé six passes de touchés et aucune interception à ses trois derniers matchs. Les Steelers seront sans James Conner au sol et passeront à outrance. Ça devrait faire l’affaire.
 
Eagles de Philadelphie (6-6) vs Cowboys de Dallas (7-5)
 
DUEL DE LA DERNIÈRE CHANCE
 
Si les Eagles l’échappent, oubliez leurs chances de remporter la division Est! Avant de les enterrer, sachez cependant qu’ils ont remporté six de leurs huit derniers matchs à Dallas. La confiance des Cowboys est par contre au maximum avec une série de quatre victoires lors desquelles la défensive n’a jamais concédé 100 verges au sol, tout en forçant six revirements. Ces quatre victoires ont toutes été arrachées par une possession, un scénario qui se répétera.
 
Rams de Los Angeles (11-1) vs Bears de Chicago (8-4)
 
UN ÉNORME TEST
 
Les Bears prennent un malin plaisir à tourmenter les offensives adverses, mais n’ont pas vécu à ce jour un test aussi costaud que la puissante machine offensive des Rams. Et c’est sans compter que l’intérieur de la ligne offensive, sans Kyle Long, risque d’en baver à contenir Aaron Donald. Au moins, le quart-arrière Mitchell Trubisky revient et le match est à la maison, où les Rams pourraient être inconfortables. Beau choc en perspective!
 
Vikings du Minnesota (6-5-1) vs Seahawks de Seattle (7-5)
 
SEAHAWKS À LEUR MEILLEUR
 
Non seulement les Seahawks ne perdent plus, mais ils jouent à Seattle, à heure de grande écoute. Dans ce contexte, leur fiche est de 15-2 sous les ordres de Pete Carroll. Au contraire, les Vikings n’ont toujours pas fait la démonstration cette saison qu’ils répondent présents quand l’enjeu est grand avec aucune victoire face à des équipes gagnantes. Une autre défaite dans un match de si haute importance et Kirk Cousins se fera crucifier sur la place publique.