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Un détecteur de cancer rapide découvert en Australie

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Il suffirait de dix minutes pour détecter un cancer, ont promis des chercheurs de l’université du Queensland cette semaine.

Un échantillon de sang mélangé à une solution rose de nanoparticules d’or, qui change de couleur en présence de cellules cancéreuses, pourrait révolutionner la manière de diagnostiquer un cancer.

Actuellement, les médecins doivent opérer une biopsie, un acte invasif et coûteux, qui consiste à prélever directement un échantillon de la masse détectée pour ensuite l’analyser en laboratoire.

Selon les résultats publiés dans l’article paru dans Nature Communications, sur 100 échantillons de patients malades et sains, la nouvelle approche a pu détecter 90 % des cancers et indiquer 10 % de faux positifs, un taux compatible avec

D’après l’étude, les nanoparticules d’or réagissent à la présence de groupes méthyle dans l’ADN des cellules, qui dans une cellule cancéreuse, «s’agglutinent» entre elles.

Toutefois, puisqu’on teste les cellules qui circulent dans le sang, le test est incapable de déterminer le type de cancer. Aussi, le test, qui se fonde sur le changement de sa couleur, est moins efficace à détecter des cancers au stade préliminaire.

Dépister de manière fiable et peu coûteuse un cancer avec une prise de sang est un jalon important dans le diagnostic de ces pathologies.

En janvier 2018, une équipe américaine avait déjà été capable d’identifier plusieurs cancers en se basant sur le sang des patients, en séquençant l’ADN. Mais cette technique nécessite des outils plus dispendieux que la quantité infime d’or demandée par l’innovation australienne.