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David Saint-Jacques «ému» par la beauté de la Terre

David Saint-Jacques «ému» par la beauté de la Terre
Photo courtoisie, Alexandre Legault-Déry

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En orbite depuis une semaine, l’astronaute canadien David Saint-Jacques est sans cesse ému par la beauté de la Terre vue de l’espace.  

C’est ce qu’il a raconté aux journalistes, ce matin, lors d’une première conférence de presse depuis son départ dans l’espace.     

«Ce qui est le plus extraordinaire c’est lorsqu’on est occupé à faire notre travail, on pense juste à nos procédures, puis on voit par la fenêtre la Terre qui est là. C’est vraiment éblouissant! On a tous vu ça des milliers de fois des images de la Terre vue de l’espace, mais de l’avoir devant moi cette belle bille bleue, gracieuse, qui tourne doucement dans le vide de l’espace, c’est vraiment émouvant», a confié M. Saint-Jacques depuis la Station spatiale internationale, à 400 km d’altitude.     

En orbite depuis une semaine, l’astronaute canadien David Saint-Jacques est sans cesse ému par la beauté de la Terre vue de l’espace.     

«La première chose qui m’a complètement sidéré c’est [...] le premier lever de soleil en orbite, par la fenêtre, de voir la courbe, la Terre, la ligne bleue de l’horizon... C’était une émotion vraiment incroyable!»     

David Saint-Jacques a raconté vivre une «étrange sensation»; soit le mélange de familiarité venu de son long entraînement et la nouveauté des sensations, dont celle d’être en apesanteur.      

«C’est un peu comme être dans l’eau, mais vous ne pouvez pas nager», a-t-il lancé, s’amusant d’ailleurs à laisser flotter puis à faire tournoyer son microphone à quelques reprises au cours de la vidéoconférence.     

«D’énormes mains qui nous poussent vers le haut»   

L’astronaute canadien est par ailleurs revenu sur le décollage de la capsule Soyouz, décrivant avec précision les sensations qu’il a éprouvées au cours de l’ascension.     

«Au décollage, c’est là qu’on sent vraiment qu’on n’est pas dans un simulateur. On sent les vibrations, on sent l’accélération, on est écrasé dans le siège, ça accélère, ça accélère... Chaque fois qu’on éteint une partie de la fusée et qu’on en allume une nouvelle, on se fait projeter par en avant, puis on est de nouveau écrasé dans le siège, a raconté David Saint-Jacques. On a l’impression que d’énormes mains nous poussent vers le haut pendant de longues minutes, puis qui relâchent; on est en chute libre autour de la Terre.»     

«Lors de l’arrivée en orbite, on se fait assez violemment projeter en avant dans notre scaphandre. C’est la fin de l’accélération et on remarque que les objets autour de nous flottent. La première chose que j’ai vue c’est le stylus pour ma tablette», a expliqué l’astronaute.