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Dépistage du cancer du sein: nouvelles directives avec l’accent sur les valeurs et préférences des femmes

Dépistage du cancer du sein: nouvelles directives avec l’accent sur les valeurs et préférences des femmes
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OTTAWA | L’organisme canadien chargé d’élaborer des lignes directrices en matière de soins de santé préventifs réoriente son approche pour le dépistage du cancer du sein en soulignant l’importance des préférences des femmes dans la prise de décision.

Publiées lundi dans le Journal de l’Association médicale canadienne, les nouvelles lignes directrices du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs mettent l’accent sur l’importance que la prise de décision en matière de dépistage se fasse de façon «partagée» entre les femmes et leurs médecins.

Cette mise à jour des directives vise à «aider les femmes à prendre une décision éclairée en fonction de leurs préférences», a souligné dans un communiqué, lundi, le Groupe d’étude, un organisme mis en place par l’Agence de santé publique du Canada.

«Le dépistage par mammographie permet de détecter le cancer du sein plus tôt et entraîne une réduction de la mortalité par cancer du sein, a expliqué le Groupe d’étude. Cependant, il entraîne aussi des préjudices, comme les résultats faussement positifs et les investigations supplémentaires qui en découlent, pouvant aller jusqu’à une biopsie du sein, ainsi que la possibilité de surdiagnostics se traduisant par des traitements inutiles et leurs possibles complications.»

Ainsi, pour les femmes de 40 à 49 ans, le Groupe d’étude recommande «de ne pas procéder au dépistage», en précisant que sa recommandation est conditionnelle «à la valeur relative qu’une femme accorde aux bénéfices et préjudices potentiels du dépistage».

Pour les femmes âgées de 50 à 74 ans, le dépistage par mammographie est recommandé tous les deux à trois ans. Encore là, la décision de se faire dépister ou non est conditionnelle à la valeur relative qu’une femme accorde aux bénéfices et préjudices potentiels du dépistage, précise le Groupe. «Les cliniciens sont invités à favoriser une prise de décision partagée pour aider les femmes à prendre une décision éclairée conforme à leurs priorités.»

L’organisme a souligné en publiant ses nouvelles directives qu’elles ne s’adressent pas aux femmes, considérées à risque accru; c’est-à-dire «celles qui ont des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein, qui sont porteuses ou ont une parente du premier degré porteuse de mutations génétiques (BRCA) ou qui ont subi une radiothérapie du thorax».