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Enquête publique et tutelle réclamées à Chambly

Enquête publique et tutelle réclamées à Chambly
CAPTURE D'�CRAN TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

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La tension monte encore à Chambly où les opposants au maire demandent à Québec l’ouverture d’une enquête publique ainsi qu’une mise sous tutelle de la Ville.

Ces requêtes surviennent après la démolition controversée d’une maison patrimoniale et les dénonciations de l'ambiance lourde qui règnerait à l’Hôtel de Ville.

La Commission municipale du Québec a commencé à enquêter il y a dix jours sur un éventuel abus de pouvoir du maire Denis Lavoie, à la suite d’un reportage de l’émission Enquête de Radio-Canada.

Mais cette procédure ne satisfait ni le parti d’opposition Démocratie Chambly, ni le Mouvement citoyen de Chambly (MCC) qui réclament plutôt une enquête publique et élargie sur la gestion de la Ville, comme cela s’est fait à L’Assomption et à Laval.

«Le comportement du maire n’est pas le seul problème à Chambly, affirme la conseillère municipale de Démocratie Chambly, Alexandra Labbé. Il faut qu’un organe indépendant se penche sur les octrois de contrats, la gestion des ressources humaines, ou encore les pouvoirs des employés de la Ville.»

Maison Boileau

La maison Boileau, une bâtisse vieille de 200 ans ayant appartenu à un patriote, a été mise à terre fin novembre sur ordre du directeur général, Michel Larose, sans consultation du comité de démolition, du conseil municipal ou de la Société d’histoire de Chambly.

M. Larose a par la suite déclaré qu’il avait agi en urgence pour une question de sécurité.

Cet évènement a renforcé la colère de citoyens, réunis au sein du MCC, qui s’opposent depuis plusieurs mois aux décisions de l’administration du maire Lavoie, comme l’interdiction de filmer les séances du conseil.

Mises en demeure

Certains de ces citoyens mécontents ont écopé de mises en demeure, voire de poursuites pour avoir critiqué le maire et son équipe. Le MCC soutient avoir recensé 28 mises en demeure envoyées à des citoyens depuis l’entrée en poste du maire Denis Lavoie en 2005.

«Chaque fois que nous posons des questions sur des sujets qui nous intéressent, nous nous heurtons à un mur opaque», dénonce Julie Daigneault, porte-parole du MCC.

Les opposants au maire se disent conscients qu’une enquête élargie prendra du temps à rendre des conclusions et c’est ce qui justifie, selon eux, une mise sous tutelle de la Ville.

«Après ce qu’il s’est passé avec la maison Boileau, on n’a plus le choix, sinon d’autres décisions regrettables seront prises», insiste Mme Labbé.

Celle-ci est convaincue que le maire Lavoie ne s’opposera pas à ces demandes.

«Ce n’est pas une mise à mort politique que nous souhaitons, dit-elle. Tout ce que l’on veut, c’est que la lumière soit faite à Chambly.»