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Les attentats meurtriers en France depuis 2012

Les attentats meurtriers en France depuis 2012
Photo AFP

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Voici le rappel des attentats meurtriers commis depuis 2012 en France, attribués ou revendiqués par la mouvance jihadiste, après l’attaque mardi contre le marché de Noël de Strasbourg pour laquelle la section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie.

 

2018 

 

12 mai: Un Français né en Tchétchénie attaque au couteau des passants dans le quartier de l’Opéra, au coeur de Paris, en criant « Allah Akbar ». Il fait un mort et quatre blessés avant d’être abattu par la police. L’attaque est revendiquée par le groupe État islamique (ÉI).

23 mars: un Français d’origine marocaine, Radouane Lakdim, vole une voiture à Carcassonne (sud) en tuant le passager, blessant grièvement le conducteur par balles. Il tire peu après sur quatre policiers devant leur caserne et blesse l’un d’eux. Il pénètre ensuite au supermarché Super U de la ville de Trèbes aux cris de « Allah Akbar », revendique être un « soldat » de l’ÉI et tue le boucher et un client. Le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’offre comme otage à la place d’une femme, est mortellement blessé à la gorge, peu avant l’assaut. Le jihadiste est abattu par le GIGN dont deux membres sont blessés. L’attaque est revendiquée par le groupe ÉI.

 

2017 

 

1er octobre: un Tunisien de 29 ans, Ahmed Hanachi, tue deux jeunes femmes sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille en criant « Allah Akbar » avant d’être abattu par des militaires du dispositif de sécurité Sentinelle. L’attentat est revendiqué par l’ÉI.

20 avril: à Paris, un policier, Xavier Jugelé, est tué par balle et deux autres blessés sur l’avenue des Champs-Elysées à Paris par un repris de justice français de 39 ans, Karim Cheurfi, qui est abattu. L’attaque est revendiqué par l’ÉI.

 

2016

 

26 juillet: le père Jacques Hamel, prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray (nord-ouest), est égorgé dans son église par Abdel Malik Petitjean et Adel Kermiche, qui sont abattus par la police. L’assassinat est revendiqué par l’ÉI.

14 juillet: un Tunisien de 31 ans, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, au volant d’un camion, fonce dans la foule quelques instants après le feu d’artifice du 14-juillet à Nice, sur la côte d’Azur, tuant 86 personnes et blessant plus de 400 personnes. Il est tué par la police. L’attaque est revendiquée par l’ÉI.

13 juin: un policier de Magnanville, près de Paris, et sa compagne sont assassinés chez eux par un jihadiste de 25 ans. Larossi Abballa, qui avait revendiqué son action sur Twitter et Facebook au nom de l’ÉI, est tué par le Raid.

 

2015 

 

13 novembre: la France est frappée par les pires attentats de son histoire. Neuf jihadistes font 130 morts et plus de 350 blessés à Paris, dans la salle de concerts du Bataclan (90 morts), aux terrasses de plusieurs bars et restaurants (39 morts) et près du Stade de France (un mort). L’EI revendique les attaques perpétrées par des jihadistes de retour de Syrie.

26 juin: Yassin Salhi tue et décapite son patron Hervé Cornara à Chassieu (centre-est) puis, brandissant des drapeaux islamistes, tente de faire exploser l’usine Air Products de Saint-Quentin-Fallavier, en précipitant son fourgon contre des bouteilles de gaz avant d’être arrêté.

19 avril: Sid Ahmed Ghlam, étudiant algérien, est arrêté à Paris, soupçonné d’avoir tué une femme et préparé un attentat imminent contre une église de Villejuif, en banlieue parisienne. En possession d’armes de guerre, il était connu des services de renseignement comme islamiste radical.

7-9 janvier: les frères Chérif et Saïd Kouachi tuent 12 personnes le 7 janvier au siège de l’hebdomadaire Charlie Hebdo à Paris. Après deux jours de cavale, les deux hommes sont abattus par les forces de l’ordre.

Le 8 janvier, Amedy Coulibaly tue une policière à Montrouge, au sud de Paris. Le 9 janvier, il prend en otage les clients et employés du supermarché Hyper Cacher et tue quatre d’entre eux, tous juifs. Il est abattu par la police.

Les frères Kouachi s’étaient réclamés d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), et Amedy Coulibaly de l’ÉI.

 

2012 

 

Les 11 et 15 mars, Mohamed Merah tue trois militaires par balles à Toulouse et Montauban (sud), puis, le 19 mars, trois enfants et un enseignant dans un collège juif de Toulouse. Il est tué par la police le 22 mars après un siège de 32 heures de son appartement au cours duquel il se décrit comme un « combattant d’Al-Qaïda ».