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Plante compte sur Québec pour financer les rabais

Valérie Plante, Mairesse
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean Valérie Plante, Mairesse

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La Ville de Montréal compte sur le gouvernement du Québec pour financer une des promesses phares de la mairesse Valérie Plante d’offrir un important rabais sur le transport en commun aux personnes à faible revenu.

En 2017, lors de la dernière campagne électorale, Valérie Plante avait promis de réduire de 40 % le coût d’une passe mensuelle d’autobus et de métro pour les personnes à faible revenu. Elle souhaitait aussi la gratuité pour les enfants de moins de 12 ans et les aînés.

L’Agence régionale de transport métropolitain (ARTM) étudie présentement cette question dans le cadre de la refonte de ses tarifs attendue dans un an.

La Ville de Montréal croit qu’il faut que « le financement de cette mesure soit assumé par le gouvernement du Québec et devrait être assuré par une source de revenus dédiée, récurrente et indexée », révèle un mémoire cosigné avec la Société de transport de Montréal (STM), dont notre Bureau d’enquête a obtenu copie.

110 M$ à Montréal

Les coûts ne sont pas indiqués, mais en campagne électorale l’an dernier, Valérie Plante avait avancé le chiffre de 110 M$ pour l’île de Montréal seulement. Celle-ci avait à ce moment-là déjà indiqué qu’il faudrait utiliser des enveloppes budgétaires disponibles à Québec.

La Ville compte désormais sur Québec pour rembourser d’éventuelles pertes de revenus, mais aussi pour financer l’« augmentation du service nécessaire ».

L’administration anticipe notamment une hausse des déplacements en transport adapté, car « la précarité financière frapp[e] encore plus durement les personnes en situation de handicap ».

De plus, le mémoire indique qu’une tarification sociale « doit être appliquée sur l’ensemble du territoire de l’ARTM », soit la grande région métropolitaine.

Mesures différentes

Selon le seuil de faible revenu envisagé par Montréal – un revenu de moins de 17 714 $ par an pour une personne seule – 411 000 individus, dont 340 000 sur l’île, pourraient bénéficier d’un tarif réduit.

Actuellement, les sociétés de transport ont chacune leurs mesures. À Laval, par exemple, les aînés peuvent prendre le transport en commun gratuitement depuis 2014. Cela coûte environ 1 M$ par an à la Société de transport de Laval.

Dans les trains de banlieue, les enfants de 11 ans et moins ne paient pas.

Montréal souhaite instaurer ces deux mesures dans l’ensemble de la région métropolitaine. « Au minimum, l’ARTM devrait prévoir la gratuité pour [les aînés] à faible revenu », indique le mémoire.