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Les avantages des travailleurs expérimentés

Les avantages des travailleurs expérimentés
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Louise Bouchard - 37e AVENUE

 

Ils représentent près du tiers de la population québécoise et pourraient contrer la pénurie de main-d’œuvre : les travailleurs âgés de 55 ans et plus. La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a commandé une étude sur le maintien et le retour de ces travailleurs expérimentés sur le marché de travail. Faits saillants.

Des avantages en or

L’étude de la FCCQ montre que les travailleurs expérimentés sont loyaux et dévoués, qu’ils représentent des modèles de la culture organisationnelle, qu’ils performent dans l’accomplissement des tâches et qu’ils sont d’emblée intéressés par le partage des connaissances et le mentorat. De plus, ils ont besoin de peu de supervision, ils travaillent bien en équipe et ils sont plus rapidement autonomes que leurs jeunes collègues.

Au plan financier, ces « rentiers » sont également avantageux pour les organisations, car ils n’exigeront pas un salaire élevé qui les pénaliserait au chapitre de la fiscalité.

Les expérimentés et les milléniaux

On les oppose souvent aux milléniaux en milieu de travail et pourtant, rien n’est moins valable : les travailleurs expérimentés n’ont pas peur de la technologie, ils continuent de vouloir apprendre et ils ne sont pas complètement différents de leurs jeunes collègues.

Même que leur jumelage en entreprise pourrait être gagnant. « Les milléniaux n’apprécient guère les hiérarchies et préfèrent le travail collaboratif. Avec des travailleurs expérimentés près d’eux, ils ont quelqu’un qu’ils respectent, qui n’est pas leur supérieur et qui leur permet d’apprendre... c’est toute une valeur pour une entreprise », lance Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ.

Leurs attentes et besoins

Ils veulent moins de tâches avec responsabilités et pression au profit de rôles de soutien et de mentorat. Ils demandent aux entreprises de se montrer flexible dans l’organisation et l’aménagement du travail et veulent créer des liens sociaux au travail, développer un sentiment d’appartenance.

« Les entreprises doivent donner le goût aux gens de travailler longtemps en adaptant les conditions de travail, et même les conventions collectives... et les gouvernements doivent assouplir les règles des régimes fiscaux pour ne pas pénaliser financièrement ceux qui désirent continuer ou retourner au travail », précise Stéphane Forget.

Est-ce pour tout le monde ?

La réponse vient au terme d’une bonne réflexion personnelle, selon Stéphane Forget. « Il faut identifier ses intérêts et son potentiel, mesurer les énergies qu’on veut y consacrer et bien calculer le nombre d’heures de travail désiré par année sans être pénalisé », ajoute-t-il.

Et parfois un changement s’impose avec l’âge. « Si quelqu’un a travaillé toute sa vie dans le domaine de la construction, il sera probablement difficile d’y retourner. Par contre, il ferait un excellent conseiller dans une quincaillerie », conclut Stéphane Forget.