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Aide réclamée: les refuges pour sans-abri débordent à Montréal

Rosannie Filato, responsable de l’itinérance au comité exécutif de la Ville de Montréal.
Photo d'archives, Agence QMI, Mario Beauregard Rosannie Filato, responsable de l’itinérance au comité exécutif de la Ville de Montréal.

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MONTRÉAL – Alors que les refuges pour sans-abri affichent complet cette nuit, TVA Nouvelles a appris que l’administration Plante et les principaux intervenants en itinérance ont tenu une rencontre à ce sujet jeudi après-midi à l’hôtel de ville de Montréal.

Sans parler de crise, la situation est jugée préoccupante. Les acteurs du milieu interpellent le gouvernement du Québec ainsi que le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) afin de les sensibiliser aux demandes abondantes pour des lits et voir justement s’il n’y a pas moyen de débloquer des places supplémentaires pour éviter les débordements.

«On est certainement en situation d’urgence, a admis Rosannie Filato, responsable de l’itinérance au comité exécutif de la Ville de Montréal. La mairesse est très préoccupée par la situation tout comme notre administration. Nous avons mis des mesures hivernales en place qui ont déjà été annoncées, il y a deux semaines.»

«Nous avons la navette, les refuges d’urgence et des lits. Cependant, on souhaitait aujourd’hui envoyer le signal clair à nos partenaires comme le CIUSSS qu’il y a une urgence. Il faut regarder toutes les options afin d’être créatifs et d’être sensibles aux besoins de nos partenaires communautaires sur le terrain», a poursuivi Mme Filato.

«L’an dernier, on avait assisté à une fréquentation à la hausse dans les refuges pour hommes, a pour sa part constaté Pierre Gaudreau, le directeur du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM). Douze pour cent plus de nuitées avaient été offertes, atteignant un nombre de 230 000 nuitées.»

«En ce qui a trait aux ressources d’hébergement pour femmes, ça fait des années que des ressources telles que la Maison Marguerite, l’Auberge Madeleine et La Rue des Femmes refusent des femmes, faute de place. On a aussi refusé des jeunes l’été dernier ainsi qu’à l’automne dans des refuges qui leur sont destinés. Oui, c’est très inquiétant», a-t-il conclu.