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Le bon maître libéral

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Je ne veux pas me prendre pour Nostradamus, mais si le gouvernement de François Legault ne veut pas tout bonnement paver la voie à la prochaine victoire du PLQ en l’an 2022, le temps presse !

« Bienvenue dans l’équipe du changement ! » s’écriait François Legault, enthousiaste à la suite de sa soixante-quinzième victoire avec sa députée Nancy Guillemette, qui a gagné dans Roberval. Bravo et tant pis pour Philippe Couillard, dont l’ancien parti se refait une virginité dans le purgatoire de l’opposition (et reste nettement plus fort que les deux autres petits partis additionnés).

J’ai envie de demander : quel changement, M. Legault ? C’est au début qu’il faut frapper ! L’essentiel des bouleversements vitaux pour le Québec engendrés par le Parti québécois de René Lévesque, élu en 1976, a été déclenché dès les premières semaines de son mandat. On est loin de ça avec les reculs et les demi-mesures de la CAQ !

Cosmétique

La négligence vestimentaire adolescente du nouveau Parti rhinocéros à l’Assemblée nationale ? On laisse faire.

La faramineuse immigration qui ne s’intègre pas, en baisser « cosmétiquement » le taux ne change rien. Les libéraux triomphants dans quatre ans rouvriront le robinet pour inonder le Québec à nouveau.

Les livres d’histoire jetés aux orties ou pilonnés par rectitude politique, le nouveau gouvernement Legault les laissera croupir dans la corbeille. Ce qui fait le jeu des Libéraux.

Inaction

« Célébration du français » : cette formule vide digne de Mélanie Joly revient constamment dans la bouche de Nathalie Roy. Elle veut éviter de dire protéger, défendre ou promouvoir. Ce mot galvaudé laisse augurer une totale inaction dans le dossier linguistique. Les factures en anglais d’Hydro Québec ? On rouspète, puis on oublie.

L’inutile Office québécois de la langue française, cette bête endormie depuis l’élection de Jean Charest en 2003, va continuer d’hiverner en attendant le retour du bon maître libéral.