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Meurtre à Matane: le DPCP s’oppose à la libération de Toby Carrier

Meurtre à Matane: le DPCP s’oppose à la libération de Toby Carrier
Photo d'archives

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Même s’il a été condamné à une peine d’emprisonnement à vie pour le meurtre de son frère et la tentative de meurtre sur ses parents, le Matanais Toby Carrier sera éligible à une libération conditionnelle en 2019, mais le Directeur des poursuites criminelles et pénales s’y oppose (DPCP).

Le DPCP aura l’occasion de faire valoir ses arguments le 7 janvier prochain devant la Cour d’appel du Québec.

Rappelons que Toby Carrier a subi deux procès. Les deux fois, il a été reconnu coupable et condamné à une peine d’emprisonnement à perpétuité. Au terme de son dernier procès, le juge a cependant décidé que Toby Carrier serait éligible à une libération conditionnelle après dix ans, soit en 2019. Le DPCP veut que cette éligibilité soit plutôt reportée à 14 ans, soit en 2023.

Dans son mémoire qu’entendra la Cour d’appel, le DPCP soutient que le juge a commis des erreurs dans l’application des objectifs de dénonciation, en accordant trop d’importance à la médiatisation de l’affaire et a omis de considérer certains facteurs aggravants soit la planification des crimes, leur nature particulièrement gratuite et violente et le comportement de Carrier en milieu carcéral où il s’est livré à des voies de fait sur un gardien de prison.

De son côté, l’avocate de Toby Carrier fera valoir que la peine infligée à son client est juridiquement intouchable, que Carrier doit demeurer éligible à une libération conditionnelle dès l’an prochain; d’autant plus que ses parents, pourtant victimes, souhaitent voir leur fils sortir le plus rapidement possible du pénitencier afin de lui venir en aide.

Toby Carrier a poignardé à mort son frère le 31 mars 2009 à la résidence familiale de Matane et a tenté de tuer ses parents. Quelques heures après son arrestation, il avait affirmé aux policiers que son rêve était de tuer sa famille.