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En finir avec la victimisation

Two beautiful young girls smiling and holding a glass of champagne, meeting Christmas and New Year. Clean skin and a hairstyle with bright lips. Photographed on a sparkling background.
Photo Adobe Stock

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Va-t-on continuer longtemps à enseigner aux filles qu’elles peuvent se comporter comme les garçons alors que les agressions sexuelles qu’elles subissent n’arri­vent pas à être sanctionnées par les tribunaux ?

Doit-on lire chaque jour, accablé, les faits divers décrivant des meurtres commis par des hommes sur leur conjointe, comme celui publié jeudi dans Le Journal ?

Les néo-féministes militantes vont-elles continuer à encourager les filles à dénoncer publiquement les violeurs dont elles sont l’objet en insistant sur le fait qu’elles ne doivent en aucun cas changer leur manière de se comporter avec les mâles qui les entourent ?

L’idéologie et les discours théoriques ne sont d’aucune aide aux filles. En fait, les grands principes du petit catéchisme féministe favorisent a contrario une accentuation de leur victimisation.

Faussetés

Plutôt que d’éduquer les filles à se défendre et surtout à se méfier, on leur remplit la tête de faussetés. Tout cela pour qu’elles ne se culpabilisent pas.

On les convainc qu’elles sont égales aux hommes. Que ces derniers sont programmés pour la violence physique et sexuelle qu’ils leur font subir. Et qu’elles peuvent agir en toute liberté selon leurs désirs, leurs fantaisies et leurs perversions.

Ce féminisme-là pratique le déni de la réalité de la nature humaine. De son expression sombre, glauque et paradoxale. Ce féminisme déraciné et intellectualisé trompe les filles et les met en péril. Elles croient ainsi que le monde est en train de changer, de se purifier, voire de s’aseptiser sexuellement.

Je connais une jeune femme brillante, instruite et séduisante qui revendique son droit de se dénuder en public si tel est son désir. « En principe, cela ne permet à aucun homme de me toucher sans mon consentement. »

Danger

Or, on ne peut pas vivre qu’« en principe ». La réalité s’impose. J’aimerais bien pouvoir vous dire le contraire, mais dans le monde d’hier et d’aujourd’hui, il y a des prédateurs qui les surveillent.

Une fille vraiment libérée de tous les stéréotypes féminins doit pratiquer la lucidité et la prudence. Savoir que les minauderies, les jeux de la séduction et les audaces verbales et physiques peuvent provoquer les salauds.

Bien sûr, la majorité des hommes ne sont pas des violeurs. Mais combien de temps faudra-t-il pour que les hommes violents et machistes s’amendent ? Une pédagogie permanente durera des décennies.

Les filles devront-elles subir tout ce temps ces outrages au nom de leur droit sacré à l’égalité sexuelle et physique ? Ne faut-il pas remettre en question la théorie de l’égalité des sexes, qui par sa rigidité fait d’elles des victimes, alors qu’elles devraient apprendre à se méfier et à se battre ?

Les filles ne sont pas des garçons. Nier les différences de genre n’est-il pas un obstacle à leur vraie libération ?