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La valeur des terres agricoles explose

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Mauvaise surprise pour les agriculteurs du Centre-du-Québec: ils devront payer beaucoup plus en taxes municipales en 2019, en raison de la dernière évaluation de leurs terres qui est en très forte hausse.

À Warwick dans la région de Victoriaville, elle atteint les 60 % de sorte que le compte de taxes des agriculteurs sera haussé de 52 %.

Dans le secteur Saint-Jean-Baptiste à Nicolet, la valeur est en hausse de 35 % et les taxes, de près de 18 %. À Bécancour c'est 22 % de plus en valeur et 9 % de plus en taxes.

La rareté des terres agricoles et le mouvement d'appropriation par des groupes d'investisseurs sont invoqués pour expliquer ce phénomène. L'UPA du Centre-du-Québec dit avoir sonné l'alarme, il y a plusieurs années, devant ce qui se dessinait.

«Ce n'est pas d'hier qu'on revendique auprès du gouvernement, auprès du monde municipal de revoir le mode de taxation, a déploré Daniel Habel, président de l'UPA du Centre-du-Québec. La formule qui est appliquée au Québec ne pouvait faire autrement que nous conduire droit dans un mur.»

Tant à Nicolet qu'à Bécancour, tout a été fait pour minimiser l'impact de la hausse des évaluations sur le taux de taxation.

Le maire de Bécancour convient que le système actuel est inéquitable. «Le système n'est pas juste en ce sens que la terre ne rapporte pas plus même si elle a une valeur plus élevée. Les agriculteurs n'acquittent tout de même que le tiers de leur facture fiscale municipale. C'est Québec qui en absorbe la plus grosse part. Cela signifie qu'autant l'un que l'autre devra ajouter aux budgets prévus à cette fin», a dit Jean-Guy Dubois

«Je suis très conscient que les agriculteurs supportent en bonne partie l'accroissement des dépenses des municipalités. C'est pour ça que le gouvernement intervient», observe le député caquiste de Nicolet-Bécancour.