/opinion/columnists
Navigation

Le prochain chef libéral

Coup d'oeil sur cet article

Pierre Moreau, le fils spirituel de Jean Charest, si on peut me permettre cette formule, a annoncé qu’il ne serait pas candidat à la chefferie du Parti libéral du Québec, alors qu’on lui en prêtait l’ambition.

Sa défaite aux dernières élections n’est probablement pas sans lien avec cette décision. Il cherche à lui donner de la noblesse en disant, selon la formule rituelle, qu’il faut désormais faire de la place aux jeunes.

PLQ

Une chose est certaine : la course à la chefferie au PLQ sera intéressante. Elle servira de révélateur pour savoir ce que devient le pôle fédéraliste de notre vie politique.

Sous Philippe Couillard, le PLQ avait rompu ses derniers liens avec le nationalisme québécois. Pire encore : il s’était retourné contre lui et s’était transformé en succursale idéologique provinciale du Parti libéral du Canada. On peut dire aussi qu’il avait été colonisé idéologiquement par les trudeauistes. Le PLQ travaillait à déconstruire l’identité québécoise.

Si la rumeur publique ne ment pas, on devine déjà quelques candidatures.

André Fortin est censé rapprocher le PLQ des francophones. Mais que veut dire être nationaliste dans un parti rallié inconditionnellement à un fédéralisme qui nie notre existence comme peuple et soumis au multiculturalisme le plus extrême ?

Dominique Anglade se présentera probablement comme la candidate économique, un créneau qui lui va bien.

Anglade

On entend aussi de nombreuses rumeurs à propos de Marwa Rizqy qui incarne le mieux ce que le PLQ est devenu et qui ne fait pas mystère de son opposition frontale aux préoccupations identitaires de la majorité francophone, qu’elle veut contenir au nom d’une conception fondamentaliste des droits de l’homme.

Mais on ne se fera pas d’illusions : même si la course devient intellectuellement stimulante, elle se déroulera dans le cadre du fédéralisme obligatoire qui oblige le Québec à se définir dans l’espace étroit que le Canada lui laisse.