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Le succès est dans la sauce... piquante!

Firebarns n’utilise que des piments du Québec

Firebarns  sauce
Photo Simon Clark

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L’entreprise de Québec Firebarns se prépare à conquérir le reste du pays avec ses sauces piquantes fabriquées 100 % au Québec, alors qu’elle utilise désormais des piments forts cultivés chez nous.  

Déjà cette année, les fondateurs de Firebarns, Frank Ménard et Pierre-Olivier Drouin, ont récolté plus de 100 tonnes de piments forts québécois de type habanero, scotch bonnet, ainsi que des jalapenos rouges et verts.   

«C’était important pour nous d’avoir un produit 100 % d’ici. Nous faisons affaire avec une ferme de Saint-Hyacinthe, qui cultive tous nos piments en serres et en terres, sur 100 hectares», mentionne Pierre-Olivier Drouin.   

Entièrement autodidactes, les entrepreneurs ont eux-mêmes créé 11 variétés de sauces, dont la plus récente Sriracha, en procédant par «essais et erreurs».   

  

Firebarns  sauce
Photo Simon Clark

«Certaines ont été créées en quelques minutes, mais d’autres, comme la Sriracha, en un an», explique Pierre-Olivier.   

Le Canada et les États-Unis  

Une fois le Canada conquis en 2019, M. Drouin songe à une éventuelle percée aux États-Unis. «Tout est une question d’approvisionnement pour l’instant», précise-t-il.   

Pour répondre à la demande croissante, les partenaires devront prochainement déménager leurs locaux, afin de doubler leur superficie de production.   

Ils se doteront également d’un système de production, d’embouteillage et d’étiquetage automatique.   

En trois ans, Firebarns a atteint un chiffre d’affaires qui frise le million de dollars et emploie une dizaine de personnes.   

D’ici 2020, les spécialistes de la sauce piquante souhaitent atteindre les 5 M$.   

Agrémenter les mets  

Avec Firebarns, Pierre-Olivier et Frank n’ont qu’une seule «mission» : démocratiser le monde de la sauce piquante.   

«Les gens croient qu’il faut manger super épicé pour apprécier les sauces. Mais ce n’est pas vrai. Je n’appelle plus ça des sauces piquantes, mais plutôt des sauces d’accompagnement. Elles ne sont pas fortes, ne détruisent pas les plats, elles les agrémentent», explique Pierre-Olivier.   

«Ce qu’on souhaite, c’est devenir un essentiel pour les recettes du quotidien», poursuit son partenaire Frank Ménard, qui a aussi mis sur pied un blogue de recettes avec leurs différentes sauces.   

 FIREBARNS   

  •  Fondée en 2015   
  •  A utilisé 100 tonnes de piments forts «québécois» en 2018   
  •  Chiffre d’affaires de 1 M$  
  •  Compte une dizaine d’employés