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Qui conduisait l’auto qui a tué une mère de famille?

FD-PROCÈS BÉLANGER
Photo Agence QMI

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JOLIETTE | Un homme accusé d’avoir tué une mère de famille qui dormait alors qu’il a foncé avec sa voiture dans sa chambre à coucher affirme que c’est un de ses amis qui conduisait. Or, celui-ci n’était même pas à Joliette le soir du drame.  

Anthony Bélanger, 29 ans, a affirmé mardi lors de son procès que c’est son ami Joey L’Hérault qui conduisait la Kia le 26 octobre 2014, vers 3 h 30, quand l’auto a percuté une résidence de Saint-Alexis, dans Lanaudière.  

 Rachel Middleton, 36 ans, mère de trois enfants, est morte sur le coup. Son conjoint, Joël Ricard, a été gravement blessé.  

Après l’impact, les pompiers et les policiers ont mis au moins 30 minutes pour dégager le couple qui dormait dans son lit au moment du drame. Pendant ce temps, Bélanger était seul dans la voiture et tentait d’en sortir. Mais celle-ci était recouverte de débris et les portes ne s’ouvraient pas.  

Quatre pichets  

Selon plusieurs témoins entendus au procès, personne d’autre n’aurait pu s’enfuir de la voiture, à aucun moment.  

Bélanger a livré une version étonnante mardi à son procès pour conduite dangereuse et conduite avec capacités affaiblies causant la mort. Il soutient avoir attendu dans la voiture après avoir bu quatre pichets de bière avec son frère et deux amis au bar l’Albion de Joliette.  

« J’espérais que quelqu’un que je connaisse passe par là pour me vendre du pot », a-t-il dit au juge.  

Selon lui, M. L’Hérault aurait cogné à sa vitre pour lui demander de l’emmener à Sainte-Julienne.  

« Je ne me sentais pas en état de conduire, alors je lui ai passé le volant », a raconté Bélanger.  

Personne ne l’a vu  

Il dit s’être endormi. Son ami l’aurait réveillé en criant. Il y aurait ensuite eu un gros bruit de crash. Il aurait perdu connaissance pour se réveiller plus tard, seul dans la voiture, selon son témoignage.  

Mais M. L’Hérault a témoigné il y a un an dans le cadre du procès. Il affirme n’avoir jamais reconduit Bélanger le jour du drame, qu’il n’a jamais mis les pieds au bar l’Albion ce soir-là et qu’il ne se trouvait même pas à Joliette. Et personne d’autre que l’accusé ne l’a vu.  

Me Éric Côté, pour la Couronne, n’a eu aucune question pour l’accusé en contre-interrogatoire.  

En entrevue, il s’est contenté de dire que Bélanger avait mentionné qu’il était impossible de sortir de la voiture et que c’est ce qu’il voulait l’entendre dire.   

La plaidoirie de la Couronne se déroulera le 25 février.