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La ministre McCann veut désengorger les hôpitaux de l'Ouest de la Montérégie

La ministre McCann veut désengorger les hôpitaux de l'Ouest de la Montérégie
PHoto JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

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La ministre de la Santé Danielle McCann a promis mercredi de «mettre le budget nécessaire» pour désengorger les urgences des hôpitaux de Valleyfield et Châteauguay.

Année après année, les urgences de l'Hôpital du Suroît, à Salaberry-de-Valleyfield, et de l'Hôpital Anna-Laberge, à Châteauguay, affichent des taux d'occupation qui peuvent aller jusqu'à dépasser les 300 %, particulièrement au cœur de la saison de la grippe.

Mercredi, l'Hôpital du Suroît affichait un taux d'occupation de 259 %, tandis qu'il était de 230 % à l'Hôpital Anna-Laberge. Ces taux sont de loin plus élevés que ceux affichés par les autres centres hospitaliers de la Montérégie, l'Hôpital Pierre-Boucher arrivant au 3e rang avec un taux d'occupation de 160 %.

«Ce n'est absolument pas une situation qui est tenable, a reconnu la ministre McCann en point de presse mercredi. Il nous manque un hôpital, l'hôpital de Vaudreuil. C'est pour ça que les gens vont à Valleyfield, au Suroît, ou à Anna-Laberge», a expliqué la ministre.

Cette dernière s'est aussi engagée à réaliser le projet d'hôpital de Vaudreuil «dans les meilleurs délais», sans s'engager sur une date de livraison. Ce projet a connu un revers récemment alors que la Communauté métropolitaine de Montréal a rejeté le site proposé pour aménager l'établissement de santé. D'autres options devront être évaluées par le gouvernement.

En attendant, la ministre promet de travailler à désengorger les urgences de Châteauguay et Valleyfield. «On est en train de prendre des mesures, aujourd'hui même, qui vont avoir un impact», a assuré la ministre, en mentionnant l'ajout de lit dans des ressources intermédiaires, l'ajout de moyens dans le maintien à domicile et une augmentation du personnel dans les urgences.

Mme McCann ne pouvait préciser le coût de ces mesures mercredi, se contentant d'évoquer «un budget substantiel».

«On n'a pas le choix. On ne peut pas laisser l'urgence dans l'état où elle est en ce moment avec un taux d'occupation aussi élevé», a-t-elle ajouté.