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Nouvelle proposition d'Eugene Melnyk rejetée: la pression monte à Ottawa

NHL NHL-SENATORS-CANADIENS- NHL Commissioner Gary Bettman, Eugene Melnyk
Photo d'archives, John Major

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Bien qu’il ait tenté de dénouer l’impasse par le biais de négociations avec ses partenaires d’affaires dans le projet prévoyant la construction d’un nouvel amphithéâtre à Ottawa, le propriétaire des Sénateurs Eugene Melnyk n’en fait toujours pas assez.

C’est du moins l’avis de Trinity Development Group (TDG), qui a rejeté du revers de la main une nouvelle proposition publiée cette semaine par l’entreprise Capital Sports Management Inc. (CSMI), menée par Melnyk.

Impliquées dans le groupe RendezVous LeBreton, CSMI et TDG se poursuivent mutuellement en justice, tout en essayant de trouver un terrain d’entente pour le projet IllumiNATION. Ce dernier vise la revitalisation des plaines LeBreton.

Pour ajouter à la précarité du dossier, le conseil d’administration de la Commission de la capitale nationale (CCN) a officiellement fait savoir, dans la journée de mercredi, qu’il décidait de résilier les conditions signées le 19 janvier 2018 avec le groupe RendezVous LeBreton.

«La CCN maintient son engagement à réaménager les plaines LeBreton selon les plus hautes normes de design, d’accessibilité, de durabilité et de connectivité, a-t-on déclaré. Le conseil d’administration est saisi de l’avenir des plaines LeBreton et s’assure qu’il est en position de bouger rapidement pour maintenir l’élan de cet important projet.»

Bref, la CCN met de la pression. Elle veut aller de l’avant, avec ou sans Melnyk, quitte à lancer un nouvel appel d’offres pour la revitalisation du site.

De l’espoir pour Québec?

Évidemment, la situation entourant les Sénateurs est suivie de près par les amateurs de hockey, notamment dans la région de Québec, où de nombreux partisans espèrent que les déboires de la formation ottavienne pourraient éventuellement forcer un déménagement de l’équipe. Si cette conclusion est précoce, force est d’admettre que tout n’est pas au beau fixe.

Pour résumer, Melnyk et sa compagnie ont traduit en justice TDG pour 700 millions $. TDG a répliqué avec une poursuite de 1 milliard $, mardi.

«Nous allons nous défendre vigoureusement contre cette démarche d’Eugene Melnyk et c’est pourquoi nous avons déposé une contre-poursuite», avait alors annoncé le dirigeant de Trinity, John Ruddy.

«Notre poursuite déposée [mardi] indique clairement que M. Melnyk et CSMI ont demandé un aréna gratuit, gracieuseté des contribuables et de Trinity. La lettre de M. Melnyk ne fait que confirmer ce fait. En surface, il semble que rien n’a changé», avait ajouté TDG dans un court communiqué.

Se rapprocher du centre-ville

La plus récente proposition de Melnyk suggère que TDG prendrait en charge complètement la construction des nouvelles infrastructures, dont l’amphithéâtre, et que la compagnie empocherait tous les revenus, à condition que les Sénateurs obtiennent les droits de gestion de l’aréna.

Les Sénateurs tentent de se rapprocher du centre-ville. La localisation du Centre Canadian Tire, actuel domicile du club situé à Kanata, est considérée comme un inconvénient et un obstacle au maintien de bonnes foules.

Questionné à propos de la situation qui prévaut à Ottawa durant la réunion des gouverneurs, au début du mois de décembre en Géorgie, les dirigeants de la Ligue nationale de hockey ne semblaient pas trop préoccupés.

«Je dirais que je suis plus déçu qu’inquiet de la tournure des événements, mais il s’agit de problèmes complexes», avait alors mentionné le commissaire Gary Bettman.