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«On va mettre de l’ordre dans le bordel» – François Legault

«On va mettre de l’ordre dans le bordel» – François Legault
Simon Clark/Agence QMI

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 Le premier ministre François Legault l’a avoué candidement au micro de Benoît Dutrizac ce matin: «C’est vrai, c’est un bordel», l’informatique au sein de l’appareil gouvernemental. 

 «Ce que je préfère, c’est l’action, a rappelé le premier ministre. Là, on a deux bonnes personnes, Éric [Caire, ministre délégué à la Transition numérique], qui connaît bien l’informatique, et Christian [Dubé, président du Conseil du trésor], qui fait le suivi de ça, qui a des objectifs chiffrés pour sauver de l’argent dans toutes les technologies de l’information des différents ministères. Parce que c’est vrai, c’est un bordel. [...] On est en train de tout redresser ça et ça va donner des résultats dans la poche des Québécois. Pis c’est ça qui est important: corriger la situation.»  

 Le premier ministre Legault était de passage à QUB radio pour faire le bilan de l’année 2018.  

 D’entrée de jeu, il a été interrogé sur le bordel informatique qui règne à Québec depuis plusieurs années.   

 Pas plus tard que la semaine dernière, le Bureau d’enquête révélait que le coût du projet RENIR dépasserait finalement le milliard.   

 Le premier ministre a indiqué que son gouvernement procédait à la réévaluation du personnel affecté à l’informatique dans les différents ministères.   

 «Moi, je l’ai dit à Éric, si on est obligé d’augmenter certains salaires pour attirer les meilleurs, s’assurer que les meilleurs ne s’en aillent pas tous au privé, ben, va falloir avoir de l’expertise à l’interne», a continué François Legault.   

 Il n’a pas non plus voulu se mouiller sur la possibilité qu'il y ait eu de la corruption ou de la collusion dans le domaine informatique au gouvernement ces dernières années.   

 «C’est surtout, à mon avis, de l’incompétence. Un problème de gestion. Et quand il y a un problème de gestion, il y a un risque de corruption.»  

 **Vous pouvez réécouter l’extrait ici: 

 

  

 Sur sa relation avec Justin Trudeau 

 Il dit s’entendre «relativement bien» avec le premier ministre du Canada.  

 «On n'est pas toujours d’accord sur tous les dossiers. Il y en a même [sur lesquels] on est carrément à l’opposé. Les signes religieux, par exemple. Mais, en même temps, il y a une élection fédérale l’année prochaine. Je sens qu’il y a beaucoup de monde, au fédéral, qui voudrait être mon ami.»  

 Sur Hydro-Québec 

 «J’ai dit la vérité aux Gaspésiens, c’est pas vrai qu’on va continuer à dépenser des milliards pour de l’éolien en Gaspésie alors qu’on a des surplus chez Hydro-Québec pour les 20 prochaines années.»  

 Sur les migrants 

 «Il faut envoyer un message clair: si votre sécurité physique n’est pas en danger, ben, vous ne serez pas accepté au Canada. Il ne faut pas ouvrir les bras comme l’ont fait M. Couillard et M. Trudeau pis laisser entendre qu’on va accepter tout le monde. Il y a des critères à remplir. Il faudrait être plus clair.» 

 Sur la péréquation 

 «Ça fait longtemps que je le dis. On reçoit 13 milliards de dollars par année de péréquation du reste du Canada parce qu’on est moins riche que le reste du Canada. Moi, je trouve ça gênant, pis il est grand temps qu’on s’attèle à créer de la richesse au Québec.»  

 Sur le retour du baseball à Montréal 

 «Si on me dit qu'il y a des joueurs de baseball qui vont gagner des millions de dollars pis qu’ils vont payer des impôts qu’on ne reçoit pas actuellement, pis qu’une partie de ces impôts-là pourrait aider [à ce] que le projet se fasse, encore là, si je mets un dollar pis je récolte deux dollars au ministère des Finances, ben, on est gagnant. Moi je suis ouvert au retour du baseball. Je pense que ce serait bon pour la réputation de la ville de Montréal.»

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