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Sept ans de prison pour un porteur du VIH

L’homme a eu des relations sexuelles non protégées

FD-ARRESTATION-SEROPOSITIF
Photo courtoisie, police de Longueuil Élie Séraphin
Condamné

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Un sexagénaire de Longueuil a écopé hier de sept ans de détention pour avoir eu des relations sexuelles non protégées avec trois femmes, sans leur mentionner qu’il était atteint du VIH.

Entre 2000 et 2014, Élie Séraphin a fréquenté les trois victimes pendant des périodes de durée variable.

L’homme maintenant âgé de 64 ans a eu plusieurs relations sexuelles non protégées avec ces dames, sans jamais dévoiler qu’il se savait atteint du VIH depuis au moins 1995.

Séraphin négligeait de prendre ses médicaments et omettait de se présenter à plusieurs rendez-vous médicaux, faisant en sorte que sa charge virale était très élevée.

Punaises de lit

L’une des victimes a contracté le virus. Une autre en est également atteinte, mais il n’a pas été possible de prouver devant la cour que c’était l’accusé qui l’avait infectée.

Les trois femmes n’auraient jamais accepté d’avoir des relations sexuelles complètes sans préservatifs si elles avaient été informées de l’état de santé de Séraphin, d’après le résumé conjoint des faits déposé devant le tribunal.

Deux d’entre elles ont même questionné l’accusé en voyant des taches inhabituelles sur son corps, que celui-ci a attribuées à des morsures de punaises de lit.

Harcèlement

En juillet, Séraphin a plaidé coupable à des accusations d’agression sexuelle grave ayant mis en danger la vie des trois dames.

Il a également reconnu avoir harcelé et commis des voies de fait à l’égard de sa dernière compagne lors de la rupture.

« J’ose espérer que ces dames-là vont pouvoir retrouver une certaine paix d’esprit et retrouver la santé malgré les actes criminels commis à leur endroit », a souligné la juge Julie-Maude Greffe mercredi, au palais de justice de Longueuil.

« M. Séraphin a pris grande conscience de la gravité de ses gestes », a fait valoir Me Marylie Côté, de la défense.

Détenu depuis son arrestation en avril 2015, il reste moins de deux ans à purger à l’accusé.


À sa sortie de prison, Élie Séraphin devra divulguer aux autorités toutes ses fréquentations pendant trois ans.