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Consacrer son temps à ses idées

Hugo Laliberté a souhaité consacrer ses heures de travail à faire fructifier ses propres projets de création

Hugo Laliberté
Photo Chantal Poirier Hugo Laliberté a fondé Ottomata, une entreprise qui produit des vidéos interactifs et immersifs.

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Hugo Laliberté a travaillé pour plusieurs entreprises en démarrage, où il s’est donné corps et âme pour faire avancer les projets des autres. Des semaines de 80 à 100 heures, il connaît ça ! Un jour, il a plutôt décidé de consacrer son temps à ses propres idées.

Il a démissionné de son poste de développeur en chef chez Connect&GO, une firme de haute technologie spécialisée dans les solutions liées à la technologie RFID, pour se lancer à son compte.

« Connect&Go a été mon premier client. Disons que les affaires démarraient bien », raconte-t-il.

Marier arts et technologies

Les contrats n’ont pas tardé à s’accumuler pour lui et Jonathan Jeanson, un collègue d’université avec qui il faisait équipe. Mais ce qui était un travail autonome est vite devenu un projet d’entreprise.

Face à la demande croissante, et parce que leurs forces se complétaient bien, les deux développeurs ont fondé Ottomata, qui se spécialise dans la conception d’expériences immersives et d’installations interactives fusionnant les arts et les nouvelles technologies.

« On se spécialise dans des projets de marketing expérientiel pour une clientèle variée : des grandes entreprises, des festivals, des événements », explique Hugo Laliberté. Même si Ottomata n’a pas encore deux ans d’existence, elle s’est vu confier des projets d’envergure, comme une installation éphémère au Japon pour le gin Bombay Sapphire.

« Une table interactive installée dans une salle bleu turquoise [comme l’habillage de la marque] permettait de faire découvrir les 10 ingrédients qui composent le produit », explique le développeur.

Ce projet, qui a nécessité deux mois de travail, a été fait en collaboration avec le studio montréalais Champagne club sandwich.

« On se greffe souvent à d’autres équipes, que ce soit en production vidéo ou en animation 3D. C’est une formule de travail qui nous plaît beaucoup. »

Les deux associés veulent mettre plus de projets en œuvre à l’avenir.

Un laboratoire de création

« On veut créer nos propres expériences immersives, faire de l’entreprise un laboratoire pour tester nos idées et développer des solutions pour aller chercher de nouveaux clients. Il faut rester innovant, c’est notre force », explique Hugo Laliberté.

Leur avantage concurrentiel ? « Le côté interactif de nos projets. On a développé une technologie de captation qui ramène les gens au milieu de l’histoire. »

Actuellement, 50 % des projets réalisés sont au Québec, le reste se fait à l’étranger. En plus du Japon, les concepteurs ont fait des présentations aux États-Unis, à Dubaï et au Mexique. Ottomata veut accentuer sa présence à l’international. Récemment, Hugo Laliberté a fait un voyage exploratoire en France. L’Asie est aussi dans la mire. « Notre industrie bénéficie d’une bonne réputation au niveau mondial. On veut en profiter. »

Ottomata compte aujourd’hui quatre employés, en plus de collaborateurs à l’externe. Avec les projets qui se multiplient, les deux fondateurs doivent jongler avec toujours plus de tâches administratives. Ils comptent embaucher de l’aide bientôt pour pouvoir se consacrer davantage à la conception.

« On est des gars de création, c’est ce qui nous passionne », explique Hugo, qui travaille encore de longues heures chaque semaine. « C’est pour faire grandir Ottomata, ça fait toute la différence. »

Son parcours

  • Hugo Laliberté, 25 ans
  • Baccalauréat en communication (médias interactifs), UQAM, 2016
  • Développeur en chef, Connect&Go, 2015-2016
  • Cofondateur d’Ottomata, 2017

Une de nos meilleures décisions

« Avoir déménagé dans nos propres bureaux. Au début, on louait un espace chez

Connect&GO. On a ainsi triplé nos coûts, mais on a un local qui répond mieux à nos besoins. »


Une de nos pires décisions

« De ne pas avoir écouté mon instinct avant d’accepter un contrat qui s’est révélé difficile. Il faut rester vigilant et ne pas se laisser tenter par un projet quand on ne le sent pas, même s’il semble intéressant. »


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