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Une immense réussite

Une édition parfaite des Contes à passer le temps

Les Contes à passer le temps
Le Journal de Québec Le comédien Jacques Leblanc est en vedette dans un grand conte de Noël qui tourne autour du Château Frontenac.

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Retour à la création après une année constituée des meilleurs moments : la toute nouvelle mouture des Contes à passer le temps est un petit bijou. On peut même dire que l’édition 2018 est la meilleure et la plus accomplie de la jeune histoire de cette tradition bien installée.

La preuve, toutes les représentations qui ont lieu d’ici le 30 décembre à la Maison historique Chevalier sont à guichet fermé. Les Contes à passer le temps sont à nouveau une immense réussite.

Les six contes, qui se déroulent dans Limoilou, Montcalm, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Roch, Saint-Sauveur et dans le Vieux-Québec, sont tous intéressants et surtout bien livrés. L’ajout du musicien Frédéric Brunet et la présence de chants bonifient le tout de superbe façon.

Il y a aussi le décor de l’endroit, l’aménagement des lieux, qui favorisent une proximité unique entre les spectateurs et les comédiens, et le toujours très accueillant bar à desserts. Ce sont tous des éléments qui sont présents depuis le début de cette aventure.

Le metteur en scène Maxime Robin et son équipe de la compagnie La Vierge Folle ont confié la rédaction des contes à Joëlle Bond, Jean-Michel Girouard, Sophie Grenier-Héroux, Isabelle Hubert et Marc-Antoine Marceau. Cinq contes d’hiver et de Noël racontés par cinq comédiens.

Les Contes à passer le temps
Photo courtoisie, Cath Langlois

Un claquement de doigts

Israël Gamache raconte l’histoire d’une chanteuse qui un jour a perdu la voix, et qui vit maintenant dans la solitude, dans un appartement encombré dans Limoilou.

Sarah Desjardins-Villeneuve se glisse dans la peau d’une jeune femme habitant dans Saint-Roch, qui déteste l’hiver et qui vit dans une fiction qu’elle a adroitement bâtie et organisée.

Valérie Laroche joue une femme, raciste et pleine de préjugés, qui vivra un Noël tout à fait surprenant dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.

Linda Laplante met en scène une femme qui vit une énorme déception lorsque son conjoint et ses enfants ne peuvent pas assister à la première d’un spectacle qu’elle a créé et qui est présenté dans une église du quartier Montcalm.

Marc-Antoine Marceau personnifie un déneigeur de la Ville de Québec, lequel tombera en amour avec une fille qu’il croyait inaccessible et qui est serveuse à la taverne Jos Dion dans le quartier Saint-Sauveur.

Ces histoires sont chapeautées par un grand conte mettant en vedette Cornelius Van Horne, le bâtisseur du Château Frontenac. Inspiré par le Scrooge de Charles Dickens, l’homme n’aime pas les gens, mais ses priorités changeront lorsqu’il recevra la visite de trois fantômes, dont ceux de Marie de l’Incarnation et de Samuel de Champlain.

Un conte déjanté, raconté avec brio par Jacques Leblanc, comme le veut la tradition des Contes à passer le temps. On aura même droit à une petite incursion dans l’univers du film The Shining.

Le spectacle dure tout près de trois heures, incluant un entracte, et passe en un claquement de doigts. Il n’y a pas de moments faibles, et tous les comédiens-conteurs, sans exception, sont excellents.

La présence de Frédéric Brunet apporte un nouvel ingrédient savoureux avec de belles insertions musicales. Tout comme les comédiens qui chantent, à certains moments, et qui livrent de superbes harmonies vocales. Quel beau spectacle !