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Les jeunes à l'œuvre à l'Assemblée nationale

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QUÉBEC – Une centaine de jeunes se réunissent cette semaine à l'Assemblée nationale pour se mettre dans la peau d'un élu à l’occasion du Parlement jeunesse du Québec (PJQ).

Premier ministre, ministre, président de l'Assemblée nationale... Ils ont tous un rôle à jouer. Les 98 jeunes parlementaires profitent des vacances des Fêtes pour débattre d'enjeux de société et pour mieux comprendre le système politique québécois.

«C’est important pour nous de créer un espace propice pour que des jeunes réfléchissent à des enjeux de la société, qu’ils questionnent leurs valeurs et leurs convictions», a dit Hanène Mankour, qui est chef de l’opposition officielle.

«Il faut vraiment évacuer la non-partisanerie et prendre le débat avec l’objectif du débat lui-même. Il faut arriver sans a priori, arriver avec une bonne foi, écouter les arguments des autres et se laisser convaincre», a soutenu de son côté Julien Labrosse, premier ministre de cette 69e édition du PJQ.

Ils ont quatre projets de loi sur la table. Les thèmes abordés sont la procréation assistée, les transports durables, le statut précaire de l'artiste et celui qui se retrouvait sur toutes les lèvres, un système de justice algorithmique.

«Un système qui fait en sorte que la cour des petites créances, par exemple, se sert d’un algorithme judiciaire pour rendre des décisions plus rapidement et efficacement qu’un juge», a mentionné Gabriel Laurence-Brook, président de l’Assemblée nationale.

Lors de l'élection du 1er octobre dernier, le Québec a connu son deuxième pire taux de participation des 91 dernières années. Mais le cynisme envers la politique va diminuer, selon ces politiciens de demain.

«On se dit au PJQ qu’on lutte contre le décrochage citoyen, l’exercice qu’on essaie de faire est de motiver les jeunes et de créer un certain sentiment d’engagement», a dit celle qui chausse les souliers de présidente du Conseil du trésor, Éliane Boucher.

«Je pense que les jeunes sont très impliqués sur la politique, mais pas la politique traditionnelle. Je pense que c’est appelé à changer», a conclu le premier ministre.

Les jeunes parlementaires occupent les sièges du Salon bleu de l’Assemblée nationale jusqu’au 30 décembre.