/news/currentevents
Navigation

Voici 12 des criminels les plus stupides de l’année 2018

Distraits ou simplement maladroits, plusieurs suspects ont facilité le travail des policiers cette année

Coup d'oeil sur cet article

 Bien sûr, le crime parfait n’existe pas. Mais certains suspects font parfois preuve d’une maladresse cocasse, qui facilite grandement l’investigation policière et mène vite les criminels à leur perte. Voici quelques cas qui ont retenu notre attention au cours de la dernière année.  

 La preuve dans son téléphone  

 Ce jeune agresseur de Mirabel aurait dû faire le ménage de son cellulaire, où il conservait des photos explicites de sa victime. Devant des preuves aussi béton, Olivier Narreault-Rousseau n’a eu d’autre choix que de plaider coupable et d’écoper de 18 mois de prison pour avoir profité de l’état d’inconscience d’une connaissance pour l’agresser sexuellement, après qu’ils eurent consommé de l’alcool. Il a eu beau avoir téléphoné à sa victime peu de temps après l’agression pour exprimer des regrets, cela n’a pas empêché la jeune femme de 19 ans de porter plainte à la police.  

 Des incendiaires maladroits  

Photo courtoisie, SPVM

 Lorsqu’on joue avec le feu, on finit par se brûler. Trois individus l’ont appris à leurs dépens, au début du mois, à Montréal, lorsqu’ils ont incendié un véhicule de manière très maladroite. Les images du crime ont d’ailleurs fait le tour du Québec. Après avoir versé une bonne quantité d’essence dans l’habitacle, l’un des suspects a mis le feu. Rapidement, une énorme boule de flammes s’est créée, projetant le trio au sol comme des marionnettes. Ils ont probablement été blessés aux mains et au visage, mais les policiers n’ont pas encore pu les épingler.  

 Le cas classique du portefeuille oublié  

 À quoi a bien pu penser ce cambrioleur en retournant chercher son portefeuille laissé dans la banque où il venait tout juste de faire un vol ? Les policiers de Québec n’ont pas eu à se creuser la tête bien longtemps pour résoudre le crime commis début décembre, lorsque l’homme de 24 ans s’est présenté à la succursale de la Banque TD, disant avoir laissé son portefeuille... là où seuls les employés de l’institution financière peuvent circuler. Comme il correspondait à la description du suspect, les agents n’ont eu qu’à procéder à son arrestation.  

 Chaud, puis gelé  

 Un homme de 31 ans de Saguenay a préféré risquer l’hypothermie en mars plutôt que d’être épinglé par les policiers pour ivresse au volant. Les agents n’ont eu qu’à suivre les traces laissées dans la neige pour trouver le chauffard, qui s’était enfoui dans la neige pour se cacher. Il venait de faire une sortie de route à Saguenay alors qu’il conduisait avec les facultés affaiblies par l’alcool.  

 Ça lui saute dans la face  

Photo Axel Marchand-Lamothe

 Dans ce qui ressemble à un épisode de Breaking Bad qui s’est mal terminé, un apprenti chimiste des Laurentides a payé chèrement ses manipulations qui l’ont brûlé sur la moitié du corps, en plus de complètement détruire son laboratoire clandestin de meth. Le labo camouflé dans un atelier de peinture de véhicule qu’exploitait Marc Lalonde a été découvert par hasard en raison du violent incendie. Il a même mis la vie de sa femme et des enfants en danger, eux qui habitaient la résidence située à quelques pas de la bâtisse soufflée par l’incendie. Les policiers de la SQ ont dû procéder au démantèlement.  

 Il vend les photos de ses crimes  

Photo tirée de Facebook

 Si les crimes commis par André Tougas sont des plus sordides, c’est un important oubli qui aura permis de le pincer, en février. Le préposé aux bénéficiaires a été trahi par une clé USB laissée dans un manteau de Ski-Doo qu’il a vendu sur internet. L’homme se serait filmé et pris en photo tandis qu’il agressait sexuellement des patientes vulnérables. Il a été arrêté par la Sûreté du Québec­­­ après avoir été dénoncé par le couple d’acheteurs.  

 Piégé dans le trafic  

Photo Ben Pelosse

 Un automobiliste qui espérait échapper aux policiers en fuyant la scène d’une violente collision sur l’autoroute 40 n’a pu se sauver très loin, puisqu’il s’est trouvé coincé dans un bouchon provoqué par un des nombreux chantiers de construction de Montréal.  

 Au lieu de s’arrêter et de s’enquérir de l’état de santé de la conductrice qu’il venait de percuter de plein fouet, Aravindan Selvanayagam a plutôt décidé de faire marche arrière et de continuer son chemin. Sa cavale a été plutôt courte. Il a écopé en octobre de 90 jours de prison à purger de façon discontinue. Son permis a été confisqué pour 18 mois.  

 Une trace de six kilomètres  

 On peut dire que ce voleur a bien su comment laisser sa trace après avoir commis un vol, en mars, à Beauport.  

 Le petit poucet des temps modernes aurait omis de retirer les pattes stabilisatrices de la roulotte qu’il venait de subtiliser, ce qui a laissé des traces sur l’asphalte sur six kilomètres, menant les policiers facilement jusqu’à lui.  

 Une beuverie qui coûte cher  

 Un Lavallois qui avait commencé à boire avant même que son avion ait décollé y pensera sans doute à deux fois avant de recommencer. Charalabos Nassios était si saoul qu’il est devenu menaçant envers le personnel de l’avion en direction de Cayo Coco, à Cuba, au point que l’appareil a dû rebrousser chemin, escorté par des chasseurs de l’armée de l’air américaine. L’homme de 40 ans a été condamné en avril à rembourser 17 453 $ à la compagnie Sunwing.  

 Un appel à la bombe pour éviter un examen  

 Un étudiant de Concordia n’a pas eu l’idée la plus brillante en faisant croire qu’un groupe terroriste allait s’en prendre à l’université, simplement pour éviter de passer un examen.  

 Durant son procès, Hisham Saadi a tout tenté afin de minimiser sa responsabilité. D’abord en rejetant la faute sur ses professeurs pour avoir refusé de repousser son examen, puis sur l’université pour ne pas l’avoir accommodé, puis sur sa dépression.  

 « Il blâme les autres pour ce qui lui arrive, il prend constamment des libertés avec la vérité, il n’est pas fiable », a dit la juge Mélanie Hébert avant de lui imposer 18 mois de prison.  

 Fuyard arrêté lors d’une pause pipi  

 Alors qu’il était en cavale et activement recherché par les policiers de la province, l’un des deux types accusés du meurtre d’Ophélie Martin-Cyr a été arrêté alors qu’il avait décidé de faire une « pause pipi » dans Lanaudière. 

René Kègle, accusé du meurtre prémédité de Ophélie Martin-Cyr.
Facebook
René Kègle, accusé du meurtre prémédité de Ophélie Martin-Cyr.

René Kègle devait rejoindre son présumé complice, Francis Martel, à Montréal-Nord le 12 octobre. Toutefois, sa vessie n’aurait pu supporter le trajet depuis la Mauricie et il aurait décidé de faire un arrêt dans une station-service à la jonction des autoroutes 40 et 640, à Charlemagne. Malheureusement pour lui, deux patrouilleurs de la police de Repentigny l’ont reconnu et l’ont aussitôt appréhendé.  

 Il fuit en bobettes  

Photo Agence QMI, Nicolas Black

 Dans une scène digne du jeu vidéo Grand Theft Auto, un homme presque nu a volé un véhicule de police à Boischatel et a tenu les autorités en haleine durant 170 km, au mois d’août. Avec comme seul déguisement une culotte noire, le malfaiteur a tenté de semer les policiers, qui avaient été appelés pour le déclenchement d’une alarme. Au moment où les agents entraient dans la résidence, le suspect a décidé de sauter par la fenêtre et de s’emparer d’un VUS de la Sûreté du Québec. Une longue poursuite policière s’est engagée de Québec jusqu’à Trois-Rivières. Finalement, l’homme s’est arrêté et a pu être appréhendé.