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«On peut faire mieux» - Robert Lepage

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Robert Lepage

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Robert Lepage a fait son mea culpa vendredi concernant le spectacle SLĀV, dans un long texte publié sur les réseaux sociaux et intitulé Le bruit et le silence.

Le metteur en scène prend une part de responsabilité dans la controverse d’appropriation culturelle qui planait sur SLĀV avant même sa première représentation en juin dernier. Dans la foulée des représailles, on se souvient que le Festival international de jazz avait annulé les représentations au Théâtre du Nouveau Monde (TNM) de ce spectacle de chants d’esclaves, créé par Betty Bonifassi, qui raconte la longue histoire des esclaves africains.

Robert Lepage avoue que la version présentée en juin « était loin d’être aboutie » et qu’il aurait dû rencontrer « plus tôt » les représentants du groupe SLĀV Résistance. Robert Lepage admet aussi avoir eu des préjugés lorsqu’il a rencontré le groupe, à l’automne, après « plusieurs mois d’hésitation et de scepticisme ». Une rencontre durant laquelle il a admis ses « maladresses », son « manque de jugement » et tenté d’expliquer « le bien-fondé de la démarche ».

Le spectacle réécrit

Depuis juin, il affirme que « le contenu de SLĀV a été soumis à une réécriture et à une révision complète de son contenu ». D’ailleurs, il a invité des membres du groupe SLĀV Résistance à assister aux répétitions avant sa reprise en janvier, pour qu’ils puissent constater les changements apportés.

Il termine son texte en proposant « d’essayer de faire mieux » dans la prochaine année, entre autres en assurant une représentation significative de la communauté afrodescendante de Québec au sein de la programmation du futur Diamant. « Il est évident que ces résolutions n’arriveront jamais à satisfaire tout le monde. Elles me semblent tout de même être quelques pas dans la bonne direction afin de signifier qu’à travers tout ce vacarme il nous est possible de dialoguer calmement. »