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Les pâtés et terrines au banc d’essai

Les pâtés et terrines au banc d’essai
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Aliments plaisir, les pâtés et terrines ont une place de choix sur les assiettes festives du jour de l’An. Ils accompagnent souvent les plateaux de fromages ou garnissent les tables de buffet. Les choix sont nombreux au rayon des charcuteries. Certains se démarquent-ils par leurs valeurs nutritives ?

Pâtés ou terrines ?

Le pâté est constitué de gibier ou autres viandes, alors que la terrine peut être produite à partir de viandes, mais aussi de poisson ou de légumes. Les pâtés et terrines de viandes doivent être constitués d’un minimum de 9,5 % de protéines selon les exigences canadiennes en matière d’étiquetage des produits de viande.

Un pâté de foie, quant à lui, doit contenir au moins 25 % de foie et un minimum de 7,5 % de protéines. Il n’a pas été inclus dans ce banc d’essai.

► Notre analyse

Trente sortes de terrines de viandes et pâtés de campagne ont fait l’objet de ce banc d’essai. Une portion de 30 g a été utilisée pour la comparaison des valeurs nutritives des produits.

Chaque portion fournit :

  • Entre 50 et 175 calories
  • Entre 2,5 et 14,5 g de lipides
  • Entre 1 et 5,5 g de gras saturés
  • Entre 15 et 80 mg de cholestérol
  • Entre 140 et 325 mg de sodium
  • Entre 0 et 2 g de sucre
  • Entre 3 et 6,5 g de protéines

Les meilleurs choix

Les pâtés et terrines au banc d’essai
Photo Chantal Poirier

Le pâté de campagne canneberges et sirop d’érable des Viandes Biologiques de Charlevoix se démarque avec le plus faible apport en sodium, soit 140 mg par portion. Avec 3 g de lipides, ce produit figure aussi parmi les plus faibles en gras du banc d’essai. C’est aussi l’un des produits les plus riches en protéines (6 g). Ce pâté biologique ne contient aucun additif ! Il est sans conteste le choix numéro un de ce banc d’essai !

Les pâtés et terrines au banc d’essai
Photo Chantal Poirier

La terrine de canard à l’orange de Charlevoisienne charcuterie offre des valeurs nutritives qui suivent de près notre premier choix. Elle présente toujours 3 g de lipides et 1 g de gras saturés et 155 mg de sodium, ce qui est acceptable. Sa teneur en protéines, soit 5 g, est aussi supérieure à la moyenne. Par contre, la présence de nitrites et d’érythorbate de sodium lui fait perdre quelques points.

Les pâtés et terrines au banc d’essai
Photo Chantal Poirier

La terrine trois gibiers avec porc et grains de poivre de Plaisirs gastronomiques se place au 3e rang. Ses teneurs en lipides et gras saturés sont identiques aux choix précédents. Un peu plus salée que les premiers choix (190 mg), cette terrine présente quand même des valeurs inférieures à la moyenne. On apprécie aussi son apport en protéines (5 g) et, à l’instar du choix précédent, elle perd quelques points pour la présence de nitrites et d’érythorbate de sodium.

Les pâtés et terrines au banc d’essai
Photo courtoisie

Les pâtés de campagne duBreton biologiques (Boréal, classique et poivre noir) ne figurent pas dans les moins gras (ils apportent 8 g de gras par portion) et apportent 175 mg de sodium (une teneur moyenne). Ils se distinguent toutefois avec leur méthode d’élevage (porc certifié bien-être animal et élevé sans antibiotiques) et leur liste d’ingrédients qui rappelle celle de notre premier choix (sans additifs).

Les moins bons choix

Les pâtés et terrines au banc d’essai
Photo Chantal Poirier

 

Le pâté de campagne à l’ancienne de La Belle Bretagne Charcuterie se place dans les moins bons choix de par son apport élevé en sodium (260 mg). Dommage, car ses teneurs en lipides (7 g) et en gras saturés (2,5 g) sont toutefois dans la moyenne des produits sur le marché. À l’instar de plusieurs autres produits, il contient des nitrites et de l’érythorbate de sodium.

Les pâtés et terrines au banc d’essai
Photo Chantal Poirier

Le pâté de campagne fines herbes de la même marque possède des valeurs nutritives identiques. La terrine de porc, canard et truffes de Chef Georges perd aussi des points avec sa longue liste d’ingrédients et la présence de plusieurs additifs (phosphate disodique, citrate de sodium, érythorbate de sodium et nitrite).

Les pâtés et terrines au banc d’essai
Photo Chantal Poirier

La terrine gibier aux canneberges de la Famille Tourret se retrouve en deuxième rang avec des apports élevés en lipides (10 g), en gras saturés (4 g) et en sodium (220 mg). Elle contient aussi des nitrites. Les autres produits de la Famille Tourret, comme les terrines de pintade aux pistaches, de canard à l’orange et abricot et mistelle de pommes comptent aussi parmi les plus riches en lipides, en gras saturés et en sodium.

Les pâtés et terrines au banc d’essai
Photo Chantal Poirier

C’est la terrine de lapin et porc au vin blanc de Première Moisson qui est la plus calorique (175), le plus riche en lipides (14,5 g) et en gras saturés (5,5 g) du banc d’essai. Avec 325 mg, c’est aussi la plus riche en sodium. La liste d’ingrédients démontre la présence de nitrite et érythorbate de sodium. Elle se classe donc dans nos moins bons choix. On apprécie toutefois sa richesse en protéines (6,5 g), soit la plus élevée de tous les produits analysés.

Le végépâté, meilleur pour la santé ?

Le végépâté offre une belle alternative aux pâtés constitués de viande. Il est constitué de graines de tournesol, de légumes et d’assaisonnements. Il ne contient aucun additif ! Sa valeur nutritive quant aux lipides, gras saturés et sodium se compare à celle de notre premier choix du palmarès. Par contre, sa teneur en protéines est plutôt faible, avec 2 g seulement par portion. Considérant l’engouement vers les produits végétariens, il est définitivement intéressant d’inclure ce choix lorsqu’on présente des terrines à nos invités !


► Merci à Stéphanie Nadeau-Grondin, stagiaire en nutrition, pour sa précieuse collaboration