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Grosse année pour Les francos

Manifestation
Photo Sarah Bélisle La députée ontarienne Amanda Simard a défendu les droits des francophones devant Doug Ford.

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L’année 2019 pourrait être déterminante pour l’avenir de nombreuses communautés francophones dans les autres provinces, aux prises avec des attaques sans précédent de leurs gouvernements.

En Ontario, la loi confirmant l’abolition du Commissaire aux services en français et son remplacement par un adjoint de l’ombudsman est peut-être entrée en vigueur, mais les Franco-Ontariens ne baissent pas les bras face à Doug Ford. Un recours judiciaire pourrait être intenté en début d’année.

Dans les Maritimes aussi

Quant au projet d’Université de l’Ontario français, dont le financement sera coupé dès le 15 janvier, là encore on garde espoir de convaincre Ottawa et le gouvernement Ford de s’entendre sur une formule de financement, et ce, malgré l’intransigeance dont a fait preuve jusqu’à maintenant la ministre des Affaires francophones de la province, Caroline Mulroney. Reste à savoir ce que deviendra la députée franco-ontarienne nouvellement indépendante, Amanda Simard, que plusieurs voient maintenant chez les libéraux.

Au Nouveau-Brunswick également, ça brasse. Le seul ministre francophone du gouvernement Higgs, l’Acadien Robert Gauvin, n’a pas caché qu’il avait songé à démissionner après la décision du ministre de la Santé d’éliminer les exigences en matière de bilinguisme lors de l’embauche d’ambulanciers. Plusieurs craignent que le gouvernement conservateur emboîte le pas à celui de l’Ontario.

En Nouvelle-Écosse, on espère le retour de circonscriptions électorales acadiennes protégées, tandis qu’en Colombie-Britannique, deux recours judiciaires visant à accroître l’accès à l’éducation en français pourraient aboutir devant la Cour suprême.