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2019 : un marché du travail en faveur des employés

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Que réserve l’année 2019 aux travailleurs ? D’excellentes perspectives, selon les prédictions du cabinet Hays Canada, mais avec des variantes selon les secteurs et les types d’emplois.  

 Les résultats de la neuvième mouture de l’étude réalisée auprès de 4 000 Canadiens pointent tous vers un marché du travail sous pression en raison de la pénurie de travailleurs. Le fait que cette rareté de main-d’œuvre se décline dans un contexte économique prospère accentue encore plus le stress des employeurs. Huit sur dix qualifient le manque de compétences dans leur organisation comme étant de « modéré » à « extrême ».  

 Au point tel que seulement le quart (23 %) d’entre eux sont prêts à bonifier les salaires de leurs employés en poste au-delà de l’augmentation du coût de la vie (3 %). Le reste des employeurs préfèrent utiliser ces fonds pour attirer de nouveaux talents avec des offres alléchantes.  

La surenchère et l’inventivité pour contrer la rareté  

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Cette surenchère se déploie avec vigueur dans les secteurs des technologies de l’information (TI) et des analystes financiers. Ces deux groupes de professionnels s’attendent d’ailleurs à de bonnes augmentations salariales au cours des prochaines années.  

 « Pour les entreprises, c’est la course à l’employé externe qui permettra de se développer, de remplir le carnet de commandes et, à très court terme, l’employé qui viendra nous soulager », explique François Matte, directeur général du Groupe Perspective, un cabinet d’experts en recrutement.  

 Et cet employé, les entreprises sont prêtes à lui offrir un salaire et des conditions de travail sur mesure. « Il faut cependant préserver une certaine équité par rapport aux employés actuels, prévient François Matte, et les entreprises doivent être inventives et offrir des bénéfices et des attraits nouveaux, comme des offres de financement conjoint, de courtes sabbatiques, des formations, du télétravail, etc. »  

Les milléniaux et les Y à la rescousse  

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Ces jeunes forcent le marché du travail à se moderniser. « Ils veulent plus de latitude et de flexibilité et ils privilégient le télétravail, la collaboration et le travail d’équipe », explique François Matte. Ils devraient donc être aux premiers rangs des travailleurs qui bénéficieront des nouvelles modalités de ce marché du travail en mutation.  

 L’étude de Hays Canada révèle d’ailleurs que les employeurs ont compris que le marché du travail n’est pas qu’une affaire de salaires. Environ la moitié des employeurs veulent façonner des offres plus intéressantes (53 %) afin de retenir leurs talents et faire valoir la qualité de l’environnement de travail (50 %). D’autres (39 %) investissent dans le développement professionnel de leurs employés.  

La permanence encore en vogue  

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Malgré cette course aux nouveaux talents, la moitié des employeurs misent sur l’embauche menant à la permanence. Il s’agit même d’une priorité pour près de la moitié des entreprises sondées dans les secteurs des TI et des finances. En fait, les employeurs disent privilégier les ententes contractuelles ou les emplois à temps partiel pour répondre à des besoins spécifiques et circonscrits dans le temps.  

 Plusieurs experts, comme François Matte, prédisent que ce marché favorable aux travailleurs le restera pour les 20 prochaines années... à condition que l’économie canadienne continue de faire bonne figure !