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Bitfarms continue d'investir en Estrie

La compagnie québécoise Bitfarms possède un grande mine de bitcoins, un énorme centre de données muni de milliers d'ordinateurs à st-Hyacinthe
Photo courtoisie La compagnie québécoise Bitfarms possède un grande mine de bitcoins, un énorme centre de données muni de milliers d'ordinateurs à st-Hyacinthe

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MAGOG – Malgré la chute de la valeur du bitcoin, une cryptomonnaie virtuelle, la compagnie québécoise Bitfarms continue d'investir massivement en Estrie. Quelques semaines après la mise en service de son nouveau centre de calcul à Magog, l'entreprise prévoit un investissement de 250 millions $ à Sherbrooke.

Dans son centre de calcul de Magog, les employés de Bitfarms valident les transactions de bitcoins. La compagnie a investi 25,6 millions $ au Québec dans ses centres de calcul de Cowansville, Farnham, Saint-Hyacinthe et, le plus récent, celui de Magog. Au total, elle emploie 80 travailleurs.

«On s'assure que les transactions sur le réseau soient sécuritaires», a dit mercredi à TVA Nouvelles le vice-président aux opérations Anthony Lévesque.

Présentement, l'édifice compte un peu plus de 1000 serveurs, appelés mineurs. Dans quelques semaines, lorsque l'installation sera complétée, il y en aura environ 7500. Ces serveurs utilisent une technologie qu'on appelle chaîne de blocs, qu'on peut comparer à un livre de registres décentralisés. Ils ont besoin d'un grand volume d'électricité.

«Avec l'électricité qui entre ici, on pourrait alimenter un quartier de 100 à 150 maisons», a indiqué le directeur général de Volta Électrique, Benoît Gobeil.

Mercredi, un bitcoin se vendait 5232 $, alors qu'il valait plus de 25 000 $ il y a à peine un an. Une dévaluation de 80 %, mais qui n'inquiète pas la compagnie.

«On s'attendait à ce que ça baisse. Mais en même temps, le nombre de transactions est à la hausse. De plus, nous, on travaille à développer d'autres applications qui pourraient utiliser cette technologie», a indiqué le porte-parole de Bitfarms, Bahador Zabihiyan.

«Tout ce qui nécessite de la traçabilité, comme des billets d'avion ou le transport de cargo, ça peut parfaitement s'arrimer avec la chaîne de blocs», a poursuivi M. Lévesque.

Bitfarms est prête à investir 250 millions $ dans l'implantation d'un centre de calcul à Sherbrooke, qui aurait sept fois la taille de celui de Magog. Mais, pour l'instant, le projet est sur la glace en attendant la décision de la Régie de l'énergie sur le tarif électrique pour les chaînes de blocs. «Présentement, nous payons le tarif LG (Tarif général – Clientèle de grande puissance) comme une centaine d'autres entreprises au Québec. Mais si nous venions à devoir payer le tarif régulier, ça deviendrait très difficile pour nous de poursuivre notre expansion», a soutenu M. Zabihiyan.

La Régie devrait se prononcer au cours des prochaines semaines. Le centre de calcul sherbrookois embaucherait au-delà de 200 personnes.