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Le sport et la haine: d'autres cas célèbres



Le capitaine d’Équipe Canada junior, Maxime Comtois, a été la cible de plusieurs attaques sur les médias sociaux après avoir mordu la poussière sur un tir de pénalité en prolongation des quarts de finale, quelques instants avant que la Finlande ne l’emporte, lors du Championnat mondial de hockey junior.

Ainsi, plusieurs internautes ont lancé des insultes racistes à Comtois, quelques-uns reprochant au Québécois de s'exprimer en français. D'ailleurs, il ne s’agissait pas d’un premier incident à caractère haineux touchant des représentants de la Belle Province ou des athlètes y évoluant à survenir dans le monde du sport.

Kim Boutin

Photo le Journal de Montréal, Martin Chevalier

La patineuse de vitesse courte piste Kim Boutin a été sans contredit l’une des belles histoires des récents Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, au mois de février. Elle a récolté trois médailles: l’argent au 1000 mètres, puis le bronze au 500 m et au 1500 m.

Au 500 m, Boutin avait initialement terminé quatrième, mais la Sud-Coréenne Choi Min-jeong, qui a conclu l’épreuve au deuxième rang, a finalement été disqualifiée en raison d’un contact avec Boutin.

Dans les heures ayant suivi, Boutin a été la cible de centaines de messages haineux de partisans sud-coréens, dont des menaces de mort. Une situation qui a été bien difficile à digérer pour la jeune femme, qui avait alors 23 ans.

Françoise Abanda

Photo le Journal de Montréal, Pascal Huot

Quelques semaines plus tard, la joueuse de tennis Françoise Abanda est devenue la meilleure Canadienne au classement de la WTA. Lors d’une discussion sur Twitter, celle-ci a déclaré que la différence d’engouement avec Eugenie Bouchard était due à de la discrimination raciale.

Amenée à expliquer sa déclaration au cours d’une conférence téléphonique, elle s’est dit être régulièrement victime de racisme.

Des arbitres de la LNH

Le 13 décembre 2005, les Coyotes de Phoenix ont perdu face au Canadien de Montréal au Centre Bell, lors d’un match au cours duquel travaillaient quatre officiels québécois.

Un joueur des Coyotes, longtemps identifié comme étant Shane Doan, a proféré une insulte raciste aux officiels. L'histoire a fait couler beaucoup d’encre dans laquelle s’est impliqué activement Denis Coderre, alors député fédéral.

La saga judiciaire dans laquelle étaient impliqués Doan et Coderre s’est réglée à l’amiable. S’il a reconnu que des propos racistes ont été tenus au terme du match, Doan a affirmé qu’il n’en était pas l’auteur.

Patrice Brisebois

Photo d’archives

Le 27 décembre 1999, l’ancien défenseur du Canadien de Montréal Patrice Brisebois s’est fait traiter de «f...ing frog» par l’attaquant tchèque des Sénateurs d’Ottawa Vaclav Prospal.

Prospal n’a jamais nié qu’il avait utilisé cette expression, mais il a néanmoins indiqué qu’il ne connaissait pas l’ampleur de sa signification avant cette histoire. «Je ne crois pas que je suis raciste», avait-il dit au journal «Globe and Mail» à l’époque.

P.K. Subban

Photo d'archives, le Journal de Montréal

Le 1er mai 2014, le défenseur P.K. Subban marquait le but vainqueur en deuxième période de prolongation contre les Bruins de Boston, lors du premier match d’une série de deuxième tour, au grand bonheur des partisans du Canadien.

À la suite de ce résultat, plus de 17 000 micromessages comprenant le mot-clic #nigger et le nom de Subban ont été diffusés, selon le site Influence Communications.

Une situation que se sont empressés de condamner Zdeno Chara et Patrice Bergeron, entre autres.







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